Se transformer en compost après sa mort: les écolos veulent que Mons devienne ville pilote

Un corps humain mettrait un an à se dégrader grâce aux micro-organismes et à devenir du compost
Un corps humain mettrait un an à se dégrader grâce aux micro-organismes et à devenir du compost - © Flickr - Jason Baker

Avez-vous déjà pensé à votre enterrement ? A ce que vous deviendrez après votre mort? Actuellement la loi ne reconnaît que deux possibilités : l'enterrement et la crémation. A Mons, Ecolo voudrait que la ville reconnaisse légalement "l'humusation" des corps humains. Les verts vont déposer une motion ce soir au conseil communal.

L'humusation, c'est le fait de laisser des déchets organiques devenir de l'humus. Du compost, donc. Une sorte de retour à la nature. Des études menées sur le sujet estiment qu'en 12 mois, un corps humain pourrait devenir du compost sain, et fertile sans générer de pollution, sans consommer d'énergie, sans rien coûter, ce sont les principaux arguments de ceux qui défendent la méthode. 

Les écolos montois voudraient que leur ville devienne pilote en la matière, en autorisant cette pratique. L'espace d'humusation pourrait devenir un endroit de recueillement, un parc par exemple. Les Verts imaginent aussi la possibilité pour les particuliers de récupérer le compost et de s'en servir pour faire pousser une plante ou un arbre en hommage à la personne disparue dans un jardin privé.

A Mons en tous cas, le débat sera sur la table ce soir. Le cdH a déjà exprimé ses réserves, estimant que le débat était d'ordre national et pas communal. Les humanistes suggèrent une consultation populaire sur la question.

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