Règles de visites assouplies dans les prisons : visiteurs et détenus contents, syndicats inquiets

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Illustration - © Belga - Virgine Lefour

La reprise des visites pénitentiaires a eu lieu ce lundi matin. Et ce sans mesure sanitaire de distanciation. Les familles peuvent ainsi à nouveau se toucher et ne plus être séparées par des vitres et un parlophone.

Devant la prison de Jamioulx à Charleroi, cette dame a enfin pu retrouver complètement son mari prisonnier : "On a pu se dire bonjour. On peut se toucher mais légèrement parce qu’il faut quand même regarder un petit peu parce que, bon, on est toujours dans le covid-19 mais ça s’est bien passé. On peut donc être l’un à côté de l’autre, s’embrasser, se tenir au moins la main. Ça fait beaucoup, ça change beaucoup. Parce qu’on était derrière un plexi et on avait du mal à s’entendre quand on était nombreux dans la salle. Ici, il n’y a plus de plexi, il peut se mettre à côté : du coup, la communication est différente. Rien que de le voir et de lui toucher la main, ça rassure. La première chose que j’ai faite c’est l’embrasser et lui dire bonjour. Après six mois, je crois qu’il était temps !"


Si les entretiens au parloir sont donc libérés de toute entrave, les moments intimes entre couples visiteurs-détenus sont maintenant à nouveau possibles dans les locaux prévus à cet effet.

Mais tout cela n’est pas du goût des syndicats qui ont déposé un préavis de grève face à ces décisions. Pour eux, les règles d’assouplissement de ces visites sont prématurées et trop rapides car les chiffres liés à l’épidémie ne sont pas bons. Les syndicats appellent donc à un retour en arrière et à plus de prudence afin d’éviter que le nombre d’infections n’augmente dans les prisons. Le personnel pénitentiaire ne veut pas prendre plus de risques de laisser entrer le virus dans les prisons. Si rien ne bouge, les syndicats annoncent des actions en front commun pour lundi prochain le 21 septembre.

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