Recruteurs français pour demandeurs d'emploi wallons (et inversement) dans la botte du Hainaut

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Illustration - © Google Street View

Des demandeurs d’emploi d’un côté. Et des entreprises qui offrent du travail de l’autre. Chacun a intérêt à se rencontrer. Mais chez nous, parfois, il faut franchir la frontière. Une démarche qui n’est pas toujours évidente.

Alors, pour faciliter les relations transfrontalières, un projet européen vient tout juste d’être lancé. Il porte le nom d’Estime et vise à faciliter la mobilité des travailleurs entre les zones de Thuin, Philippeville, Chimay et les Hauts de France. C’est l’asbl " Développement en Botte du Hainaut " qui mène le projet avec d’autres organisations. Sa directrice, Brigitte Detiffe explique : "Le but est de créer des passerelles entre les employeurs et les travailleurs tant belges que français en mettant en place des formations en alternance, donc mi-temps formation et mi-temps en entreprise."


Concrètement, ce projet va aider à la formation et à mutualiser des offres d’emploi mais, surtout, Estime va réduire les démarches administratives qui découragent pas mal de monde. Laurent De Clercq, dirige le GEIQ (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification), un organisme qui met en relation entreprises et demandeurs d’emplois et il confirme : "Le GEIQ est là pour amener des solutions administratives simples. Pour l’entreprise, c’est une seule signature et le GEIQ s’occupe de tout. Parce qu’une entreprise française va dire : je ne sais pas comment faire, quel papier je dois remplir, etc."

Dans les Hauts de France comme dans le Hainaut, le chômage est élevé.


Pourtant, côté recruteur, on recherche des conducteurs routiers, des couvreurs ou encore des maçons. Et, dès la semaine prochaine, à Chimay, des demandeurs d’emplois wallons vont rencontrer des recruteurs français. Avec, à la clé peut-être, des postes de conducteurs d’engins en travaux publics.

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