Radars incendiés sur l'E19 : les auteurs courent toujours

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llustration - © PASCAL GUYOT - AFP

Qui a bouté le feu à toute une série de radars ? Si vous circulez sur l’autoroute E19-E42, entre Tournai et Charleroi, cette question vous a certainement effleuré. Les faits se sont produits en l’espace de quelques jours, entre le 25 mai et le 10 juin derniers. Depuis, les carcasses noircies des radars sont toujours là. Et pas de coupable en vue.

Entre Tournai et Gouy-Lez-Piéton, une série de radars calcinés s’offre à la vue des automobilistes, depuis des mois. Hors service, incendiés, tagués pour certains.

Les vandales dans la nature

"Les auteurs n’ont pas pu être identifiés", nous déclare-t-on à la police fédérale. Une caméra de surveillance, installée à proximité du radar de Saint-Ghislain, a pourtant enregistré des agissements suspects, la nuit du 9 au 10 juin. Sur les images, on aperçoit deux individus déposer des pneus à côté des radars, répandre de l’essence, avant d’y bouter le feu. Problème. Les deux personnes portaient des cagoules, ce qui rend impossible leur identification.

Le coût des réparations

"Qui casse, paie !" le principe s’applique aussi pour les radars… Mais lorsqu’on a trouvé un "coupable". Dans ce cas-ci, vous l’aurez compris, sauf rebondissement dans l’enquête, les auteurs des faits ne paieront pas. "Le Service public de Wallonie dispose d’un budget avaries, qui peut prendre en charge le coût des réparations", nous explique le service communication du SPW. Cela va coûter "bonbon". Comptez 30 à 40.000 euros pour les machines détruites à Tournai, Saint-Ghislain, Gouy-lez-piéton.

A Quaregnon, la nuit du 9 juin, un Lidar a également été incendié. Dans ce cas, la facture grimpe à 180.000 euros. Fort heureusement pour les budgets du SPW, les Lidar sont sous contrat de location. Si l’une des machines est vandalisée et qu’il est impossible de "se retourner" sur l’auteur des faits, l’entreprise Lidar (ou son assurance…) prend en charge les réparations.

Plusieurs entreprises, en Région Wallonne, sont spécialisées dans la "remise sur pied" des radars. "On fonctionne par directions régionales, au travers de marchés publics", précise le SPW.

A quand de nouveaux radars ?

Si vous avez tendance à avoir le pied lourd, c’est LA question qui vous taraude ! Et c’est la seule à laquelle… Nous n’avons pas vraiment eu de réponse. Manifestement, la Région Wallonne se tâte encore. Elle hésite entre deux options : remplacer les radars à l’identique, ou en profiter pour installer un dispositif plus récent, plus performant.

Autopsie d’un radar

Mener cette enquête n’aura pas été une mince affaire, la plus grande difficulté étant de "mettre la main" sur l'autorité compétente. Il faut savoir qu’un radar est constitué de plusieurs parties. Une partie "fixe", une partie amovible. La partie fixe est constituée d’un boîtier dans lequel on place le radar, et le cinémomètre (l’œil du radar", qui calcule la vitesse). Tout cela dépend du SPW. La partie amovible, en revanche, le radar en lui-même, appartient à la police. Une armoire électrique assure quant à elle le bon fonctionnement de l'ensemble, et surtout la transmission des informations vers le Centre régional de Traitement. Cela aboutit au centre Perex, de la Police. Si vous vous faites flasher, ils sont les premiers au courant!   

 

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