Quévy: une automobiliste suit son GPS et se retrouve coincée sur un passage à niveau

Plus de peur que de mal, mais l'automobiliste a risqué gros en suivant son GPS
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Plus de peur que de mal, mais l'automobiliste a risqué gros en suivant son GPS - © Police Mons Quevy

Lundi matin, vers 7H30, une jeune Française se rend à l'école à Mons, en venant de Blaregnies et de la frontière française. Elle suit aveuglément les indications de son GPS et ignore les énormes indications routières qui signalent la fermeture du passage à niveau à hauteur de Genly (entité de Quévy) pour une douzaine de jours.

Elle s'embarque sur le passage et se retrouve littéralement coincée sur les voies de chemin de fer, en plein travaux. Nous sommes en pleine heure de pointe. Et il s’agit de la ligne 96, Quévy-Bruxelles.

La police des chemins de fer est appelée, la police locale se rend rapidement sur les lieux. On parvient à arrêter les trains à temps. Pas de blessé donc, mais une pagaille générale.

Trois trains seront supprimés ou partiellement supprimés. Quatre autres - dont un train marchandise - cumuleront plus d'une heure de retard, le temps que le dépanneur enlève le véhicule et que les hommes d'Infrabel remettent les voies en état.

Les passagers eux seront emmenés à Mons par navette de bus. Il faudra attendre 9H00 pour que tout rentre dans l'ordre.

Une distraction qui risque de coûter bien cher à la jeune automobiliste

"La police dressera un PV pour infraction au code de la route", explique Stéphanie Coupez, la porte-parole de la police Mons-Quévy, "c’est une infraction grave et le montant de l’amende s’élèvera à 430 euros".

Ensuite, l’amende de d’Infrabel est fixée à 70 euros par minute de retard. Arnaud Reymann, le porte-parole d’Infrabel, explique : "Nous recensons 1h19 de retard cumulé, sur cette ligne 97, 30 minutes pour quatre trains passagers et 52 minutes pour un train marchandises, avec cela on ne tient pas compte des trains supprimés ou partiellement supprimés. La SNCB a aussi dû organiser des services de bus pour conduire les navetteurs à Mons, et INFRABEL a encore dégagé une équipe d’une dizaine d’hommes pour surveiller la remise en état du chantier."

Pas sûr du tout, en plus, que l’assurance de la jeune femme couvrira la bévue.

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