Quévy: des corneilles mortes au bout d'un bâton et placées dans les champs comme épouvantails

Si les corneilles sont des oiseaux "de malheur", c'est plutôt pour les cultures, les champs de maïs notamment dont elles volent toutes les graines.
Si les corneilles sont des oiseaux "de malheur", c'est plutôt pour les cultures, les champs de maïs notamment dont elles volent toutes les graines. - © Flickr - Bumbelbee

Beaucoup de personnes se sont émues sur les réseau sociaux après la diffusion d'une photo prise à Quévy-le-Petit.

Vincent est boucher dans le village depuis 30 ans. Lui, pourtant, ça ne l'étonne pas vraiment. "C’est vrai que c’est un peu barbare de trouver un oiseau ainsi pendu à une corde au milieu d’un champ. Mais moi, ça ne me choque pas car j’ai toujours connu ça. C’est une pratique qu’ont lancé nos grands-pères. Cela dit, tous les fermiers ne le font pas !"

Une pratique légale ?

La réponse est "oui" pour autant que l'auteur de cette exposition, un peu macabre - c'est vrai -, ait fait une demande d'autorisation auprès du département Nature et Forêt de la Région wallonne.

Les corneilles, bien que fort nombreuses chez nous, voire envahissantes, sont une espèce protégée. Comme toutes les espèces sauvages indigènes en Région wallonne, du reste.

Ce qui signifie que l’on ne peut les tuer que moyennant autorisation. Il ne suffit pas d'un permis de chasse : il faut que cet abattage soit régulé. Il faut aussi prouver que d'autres moyens ont été mis en œuvre avant pour les faire partir, mais qu'ils n'ont pas fonctionné. Et évidemment qu'elles aient causé un vrai préjudice.

Pourquoi en veut-on aux corneilles ?

En tout cas, pas à cause de leur plumage noir et de quelconques superstitions. Si les corneilles sont des oiseaux "de malheur", c'est plutôt pour les cultures, les champs de maïs notamment dont elles volent toutes les graines.

C'est aussi un prédateur pour d'autres espèces plus petites, plus faibles, qu'elles peuvent parfois décimer. Alors que leur population est loin de disparaître : c'est même l'oiseau le plus fréquemment recensé en Wallonie.

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