Priorité pour la Ville de Charleroi : s'attaquer aux logements inoccupés

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Illustration - © Google Street View

La Ville de Charleroi est en train d’établir ses priorités pour cette mandature en cours. Et, parmi celles-ci, il y a le logement. Laurence Leclercq (PS), l’échevine carolo du logement, a ainsi présenté ses projets et ses bonnes intentions. Elle parle de logements délabrés vendus au prix d’un euro mais il est aussi question de créer 400 nouveaux logements au cœur de la ville pour 2020. Elle précise : "La priorité c’est de s’attaquer à la problématique des logements inoccupés sur Charleroi. C’est la rénovation de logements. En s’appuyant notamment sur l’agence immobilière sociale qui peut dire aux propriétaires qui ont un petit logement qu’ils souhaitent mettre en location : moi je peux vous aider à rénover votre bien. En échange, vous avez la certitude de percevoir un loyer, que vos travaux soient faits et que votre logement soit géré en bon père de famille. Donc, c’est une formule win-win pour tout le monde, tant pour les locataires que pour les propriétaires."

Installer de nouveaux logements : l’enjeu est colossal pour la Ville et le processus est lent. Nous nous sommes rendus dans l’ancien passage de la Bourse où les appartements ont progressivement retrouvé de nouveaux habitants. C’est le signe de la relance du quartier. Pour Régine Roquet, qui y vit depuis trente ans, "On a un retour des jeunes qui cherchent à revenir en ville mais l’accès n’est pas toujours évident. On voit une volonté de refaire de l’habitat."

Restent enfin les idées qui animent l’échevinat du logement. Parmi elles, il en est une qui fera couler beaucoup d’encre : à savoir permettre aux locataires de racheter leur foyer pour un euro symbolique. A ce stade, ce n’est qu’une idée qui trouve son essence à Roubaix en France mais qui, pour l’instant, n’a pas dépassé ce stade à Charleroi. Le but serait d’amener les locataires à mieux respecter leur foyer s’ils en sont les propriétaires. Une idée dont nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants. Pour l’heure, cela ressemble plus à un effet d’annonce qu’à un vrai projet concret.

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