"Prévention du radicalisme violent: Osons en parler" à Gilly (Charleroi)

"Prévention du radicalisme violent: Osons en parler"
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C'est l'intitulé d'une journée de formation organisée par le service public de Wallonie et le CRIC, le centre d'intégration de Charleroi. Plus d'une centaine de personnes participent à cette journée. Ils sont éducateurs, assistants sociaux, coordinateurs pédagogique et se posent de nombreuses questions face au radicalisme. Quelle différence entre islam fondamental et rigoriste? Comment repérer les premiers signes du radicalisme? Quel est le profil des adhérents au djihad? Comment déconstruire le discours radical?

Face à eux, trois spécialistes, philosophe, politologue, et criminologue les aident à mieux comprendre le phénomène et leur offrent des outils pour appréhender cette problématique. Et pour Mohssin El Ghabri, politologue à l'ULB, le travail de prévention est essentiel. " On ne peut pas répondre uniquement de façon sécuritaire à ce problème du radicalisme. On est face à une problématique qui appellent des politiques économiques, des politiques culturelles, des politiques de cohésion sociale. Ces politiques sont les seuls antidotes au radicalisme sur la durée".

Faut-il briser le secret professionnel?

Tous ces acteurs de terrain peuvent être confrontés à des attitudes ou des comportements suspects. Outre leur sphère de compétence, doivent-ils parler de ces agissements suspects et les communiquer à la police ou à la sûreté de l'Etat? Doivent-ils briser le secret professionnel? Actuellement, le non-respect du secret professionnel peut entraîner des poursuites pénales mais chez nous comme ailleurs des voix s'élèvent pour le faire évoluer voire le restreindre. Vincent Seron, docteur en criminologie à l'ULg estime que le principe du secret professionnel pourrait éventuellement être modulé. Ce serait utile et compréhensible dans le contexte actuel cependant il ne faut certainement pas le bannir. Le secret professionnel que l'on soit travailleur social, médecin ou avocat a une valeur et est aussi un garant du travail essentiel de prévention.

Demande accrue

Des formations du même type ont déjà été données à Verviers ou à Namur avec chaque fois un grand succès. Il faut dire que la demande est très forte depuis plusieurs mois et s'est encore accentuée depuis les attentats de Paris.

 

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