Préparer son CEB avec internet? "C'est quand même plus chouette"

Enzo est en plein CEB, stressé comme les autres enfants de 6ème primaire. Il fréquente l’école Saint-Ferdinand de Jemappes près de Mons.

Comme beaucoup d’autres enfants aussi, c’est sur un site internet et avec une application mobile qu’il s’est préparé à cette épreuve.

"Cela fait un an que l’institutrice nous fait travailler sur internet, on s’est fabriqué un personnage et on fait nos exercices sur un site, c’est quand même plus chouette que sur des feuilles de papier".

 

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Se préparer aux examens en surfant et en tapotant son clavier

Evidemment qu’Enzo préfère tapoter le clavier ou la tablette que de se servir d’un bic ou d’un crayon. L’institutrice Anne Godart confirme, "je les emmène régulièrement dans le local informatique et ils s’appliquent plus à ce moment-là qu’avec les méthodes traditionnelles d’apprentissage".

Ce jour-là, Enzo révise solides et figures à la cuisine, pas loin de maman, il "glisse" ses réponses et attend le verdict… "Recommence" lui dit une voix féminine, Enzo s’est trompé, "et sur le côté droit de l’écran, on m’explique pourquoi je n’ai pas donné la bonne réponse. Mais on ne m’explique qu’une fois, si je me trompe encore, tant pis". Alors l’apprentissage par le net et les applications mobiles aide-t-il vraiment l’enfant à réussir?

Faire le tri entre les applications 

Bruno De Lièvre est professeur de psychologie et en sciences de l’éducation à l’UMONS. Pour lui, c’est clair, "il faut faire le tri entre ce qui est proposé à l’enfant, ce qui est purement commercial et les outils qui proposent vraiment une démarche pédagogique".

Et de poursuivre, "le ludique, cela se discute, si ça crée une interaction, oui j’y crois, si c’est mettre des images qui n’ont rien à voir avec la matière et que c’est plus distrayant qu’autre chose, non. Donc à nouveau il faut faire le tri entre la petit musique qui apparaît entre chaque bonne réponse et le petit dessin qui sautille et qui n’apporte pas grand-chose à l’apprentissage. La vraie question pour moi, c’est la plus-value, pourquoi l'élève s’est trompé, quels sont les indices vers la bonne réponse et donc c’est cette progression qui est intéressante parce qu’elle se rapproche de la pédagogie de l’enseignant… et puis pour l’enfant, c’est la possibilité d’étudier à des endroits différents, et de s’exercer de façon répétée quand il le souhaite. L’apprentissage mobile, c’est cela aussi, on peut le faire où on veut et quand on veut".

Travailler ses cours sur son ordinateur ou son smartphone, c’est aussi mettre le jeune à nouveau devant l’écran mais Anne, la maman d’Enzo veille : "Je ne vais pas lui dire non si c’est pour l’école forcément mais je passe régulièrement près de lui et je vérifie qu’il est bien sur le site pour ses examens et pas sur des sites de jeux mais il est consciencieux et c’est drôlement bien fait ces sites, c’est plus facile pour eux aussi puisqu’ils ont déjà l’habitude de l’informatique".

Reste à Enzo et aux autres à faire des pauses régulières, comme avec le papier, pour ne pas trop se fatiguer les yeux, mais c’est sûr l’apprentissage avec des applications fait désormais partie du quotidien des élèves.            

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