Pour lutter contre les cambriolages, les PLP ont plus que doublé en 3 ans en Wallonie

Le slogan sur le panneau placé à l'entrée du quartier sonne comme un avertissement pour les cambrioleurs. Ici, "les voisins veillent". Cela signifie qu'un PLP – un partenariat local de prévention – est en activité.

Ce système de prévention facilite la communication entre les riverains d'un quartier et leur police locale. Avec un objectif clair : diminuer la criminalité. Déjà très populaires en Flandre, les PLP ont plus que doublé en Wallonie en l'espace de 3 ans. Il y en a aujourd'hui plus de 200 contre 89 en 2015.

A Estaimpuis, 6 PLP créés en seulement 4 ans

Dans le Hainaut, Estaimpuis est sans doute la commune qui illustre le mieux ce succès. En l'espace de 4 ans, 6 PLP ont été créés dans les 7 villages de l'entité. Ils rassemblent aujourd'hui près de 600 riverains désireux de lutter contre les voleurs.

"Il y a clairement un effet PLP dans le village, explique Magalie Deleersnyder, riveraine du premier partenariat local de prévention créé à Estaimpuis. Je remarque que les gens sont plus vigilants qu'avant. On voit quelque chose de suspect, on le signale à la police et on prévient les voisins. De temps en temps, on reçoit un SMS du commissariat de Pecq qui nous signale tel ou tel agissement et qui nous met en garde."

Membre du comité de pilotage du PLP du centre d'Estaimpuis, Eddy Vercleven ajoute que le système a renforcé les liens dans le voisinage. "Avant on ne se parlait pas forcément, maintenant on se confie les clefs de nos maisons quand on part en vacances."

Pour la police : "une source d'information très intéressante"

Du côté de la zone de police du Val de l'Escaut, on souligne l'utilité d'un PLP. "C'est une source d'information très intéressante pour nous, confirme le commissaire Samuël De Backer. On reçoit des informations ce qui nous permet d'effectuer des contrôles. Pas plus tard que la semaine passée, on a interpellé une personne recherchée par la justice grâce à une information fournie par un membre du PLP."

"Les gens qui sont dans les PLP ont été formés et sensibilisés, poursuit le policier. Ils ont donc plus le réflexe d'appeler la police, là où d'autres ne composeront pas le 101 de peur de déranger."

Dans les SMS envoyés aux membres du partenariat local de prévention, la police donne parfois le résultat d'une enquête. "C'est valorisant pour le citoyen qui voit ainsi que l'information qu'il a donnée à la police a servi à quelque chose", ajoute le commissaire De Backer.

Pour qu'un PLP fonctionne bien, il faut cependant des riverains impliqués à 100%. Ses membres doivent également s'engager à ne pas se substituer à la police et cela pour éviter les dérives.

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