Pour attirer de nouveaux maraîchers bios, Tournai met à disposition des terrains gratuitement

Pour attirer de nouveaux maraîchers bios, Tournai met à disposition des terrains gratuitement
Pour attirer de nouveaux maraîchers bios, Tournai met à disposition des terrains gratuitement - © © Flickr-Zigazou76

Comment attirer de nouveaux maraîchers bios ? La solution passe peut-être par le prêt gratuit de terrains communaux. C’est en tout cas ce que propose la Ville de Tournai par l’intermédiaire de son projet Creafarm. Un appel à projets est lancé aux candidats producteurs pour l'attribution de deux terrains.

L’objectif de cette démarche, c’est de faciliter l’accès à la terre pour ceux qui entreprennent dans le maraîchage bio. "Dans notre région, le prix des terres agricoles est proche des 50 mille euros l’hectare, explique Sophie Caillau, membre du collectif Ceinture Alimentaire du Tournaisis, partie prenante de ce projet Creafarm. Acheter un terrain peut donc vraiment mettre en péril la viabilité économique d’un projet. Dans ce contexte, donner un petit coup de pouce au départ en prêtant un terrain peut convaincre ceux qui hésitent à se lancer."

La Ville de Tournai a pour objectif de fournir des cantines de collectivités. Ce qui signifie fournir 1200 repas rien que pour les cantines scolaires communales. Avec l’offre actuelle, c’est tout simplement impossible.

Susciter de nouvelles vocations, c’est justement l’objectif de Creafarm. Car l’offre actuelle en production locale de légumes bios est loin de rencontrer la demande. "Il y a de la place pour plein de nouveaux maraîchers, confirme Sophie Cailleau. La Ville de Tournai a aussi pour objectif de fournir des cantines de collectivités. Ce qui signifie fournir 1200 repas rien que pour les cantines scolaires communales. Avec l’offre actuelle, c’est tout simplement impossible."

La Ville met donc à disposition deux terrains. "Le premier fait plus d’un hectare et est situé dans le quartier du Vert-Bocage. Le second fait 22 ares et se trouve dans le village de Rumillies", détaille l’échevine de la politique agricole Caroline Mitri (Ecolo). Didier Olivier, un agriculteur d’Esplechin, met lui aussi 6 hectares de son exploitation à disposition, de quoi accueillir près d’une dizaine de nouveaux maraîchers au total.

Pour pouvoir exploiter ces terrains, les candidats devront proposer un projet bio, local et viable. Les candidatures doivent être rentrées pour le 15 janvier prochain, elles seront analysées par un jury.

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