Polémique à Courcelles: les marchés hebdomadaires bientôt privatisés

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Illustration - © rtbf.be - Daniel Barbieux

Il y a trois sites de marchés hebdomadaires dans l’entité de Courcelles : celui de la place Roosevelt, celui de la place Larsimont à Trazegnies et celui de la place de la Baille à Souvret. D’ici quelques mois, la gestion de ces marchés sera privatisée. La décision a été prise par la majorité communale en place. L'objectif est de redynamiser ces marchés et, en particulier, ceux du jeudi et du samedi. Mais il s’agit aussi de récupérer le personnel communal détaché à l'organisation de ces marchés pour les affecter à d'autres tâches. C’est en tous cas l’avis de Caroline Taquin (MR), bourgmestre de Courcelles : "Nous allons renforcer les moyens humains de l’administration et affecter les tâches qui étaient prévues pour notre personnel ouvrier ou employé de manière purement communale dans l’administration. Ces jours-là, ils seront récupérés par les services qui sont les leurs habituellement."

L'opposition PS est contre

Cette décision est critiquée par l'opposition socialiste. Sur la forme, elle regrette de ne pas disposer d'une réelle étude sur l'impact financier de la mesure. Et, sur le fond, le PS est contre la privatisation de ce qu'il considère comme un service communal rendu à la population. Théo Gaparata, chef de groupe PS, le confirme: "Nous avons demandé une étude qui pourrait nous montrer les avantages et les désavantages de cette externalisation, de cette privatisation. Le collège nous dit que ce n’est pas possible dans l’immédiat. Mais nous demandons aussi d’avoir une idée de l’impact financier de cette opération. Nous ne sommes pas au départ favorable à une privatisation car il y a une équipe qui fonctionne. On nous dit qu’il y a un problème au niveau de la qualité, de la transparence et du dynamisme. Nous pensons que nous devons d’abord trouver des solutions en interne parce que nous pensons que la privatisation n’apporte pas nécessairement une qualité."

La réaction des maraîchers est mitigée

Quant aux maraîchers, certains ne veulent pas s'exprimer, d’autres sont plutôt mais pour d'autres encore, comme ce plus ancien maraîcher de Courcelles, c'est plutôt l'incompréhension: "C’est quoi ça ? Déjà les privés, ils vont tout changer le marché alors qu’ils ne connaissent rien. Ils disent qu’ils veulent diversifier mais qu’est-ce qu’ils vont diversifier ? Il n’y a plus personne qui se met en commerce… Je suis fâché, bien sûr."

Pour les consommateurs et les clients enfin, les changements ne devraient pas être trop apparents, à court terme en tous cas. L'avenir seul prouvera qui, des uns ou des autres, a raison.

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