Plusieurs familles vont se recueillir ce dimanche à Buizingen

Ce 15 février, cela fera six ans que deux trains sont entrés en collision à Buizingen.  19 personnes sont décédées, plus de 125 ont été blessées à des degrés divers.
Ce 15 février, cela fera six ans que deux trains sont entrés en collision à Buizingen. 19 personnes sont décédées, plus de 125 ont été blessées à des degrés divers. - © Belga - Julien Warnand

Ce dimanche 7 février, plusieurs familles vont se réunir pour rendre hommage aux victimes de la catastrophe de Buizingen et rappeler que six ans après les faits ils attendent toujours l’ouverture d’un procès.

Le 15 février 2010, 19 personnes perdaient la vie dans une collision entre deux trains sur la ligne 96 à hauteur de Buizingen. L’accident a en outre fait 125 blessés.

"Il est nécessaire que la commémoration soit faite annuellement pour éviter l’amnésie collective, confie Panayotis Andronikos qui a perdu son fils dans ce tragique accident, si on espace ces commémorations on risque d’oublier ce qui s’est passé le 15 février 2010 et de ne jamais connaître la vérité ".

Toutes les victimes directes ou indirectes n’ont toutefois pas la même approche. Geneviève Isaac, qui a perdu son fils et son ex-mari dans l’accident, avoue d’emblée qu’elle ne participera à la commémoration. " J’ai toujours des contacts avec toutes les autres familles mais je ne suis plus dans le même combat. Maintenant je souhaite que le procès pénal soit fixé au plus vite tant pour nous victimes que pour les personnes qui sont inculpées. Je pense ici au conducteur qui, à mon avis, va être le lampiste dans cette histoire et je crois que la SNCB mettra l’énergie pour. Je voudrais que tout cela se termine ".

Geneviève Isaac souhaite par ailleurs être entendue le 15 Février par le ministre de la Justice. Elle se dit être l’objet d’une véritable maltraitance et victime d’indifférence. Ce qui se passe depuis six ans est pour elle totalement inhumain. Et de terminer en avouant "ne plus avoir foi en cette justice".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK