Personnes à mobilité réduite et TEC Charleroi : le chauffeur reste seul maître à bord

Se déplacer en chaise roulante est un combat de tous les jours. Une habitante de Fontaine-l'Evêque en a fait les frais. Il y a peu, on lui a tout simplement refusé l'embarquement dans un bus qu'elle prend pourtant régulièrement. Car cela fait effectivement longtemps que Brigitte Mortier prend les lignes 63 et 173 des TEC de Charleroi : "A midi quand le bus est arrivé, on m’a dit que je ne pouvais plus embarquer parce qu’une circulaire était passée et que l’on ne pouvait plus prendre les voiturettes électriques. J’ai attendu une heure puis je suis revenue et la même chose s’est reproduite lorsque j’ai voulu prendre le bus suivant."

Du côté des TEC carolos, on confirme que certaines chaises, trop lourdes ne sont pas acceptées mais qu’il n’y a pas de nouvelles circulaires à ce propos. Par contre, plusieurs autres raisons peuvent expliquer le refus de prendre en charge : un matériel d'accès défectueux, une voiture stationnée sur l'arrêt de bus et qui gêne ou trop de monde dans le bus pour assurer la sécurité. C'est le chauffeur qui décide comme le rappelle Véronique Benoît, porte-parole des TEC carolos : "Le chauffeur reste de toute façon maître à bord quoi qu’il en soit. Il fait tout son possible pour accepter les personnes à mobilité réduite. Maintenant, selon les conditions d’exploitation, il pourrait être amené à ne pas accepter ces personnes si, par exemple, ça mettait en danger la personne à mobilité réduite."

Mais, face à cette situation particulière, les TEC de Charleroi vont réagir. Une équipe va se rendre chez Brigitte Mortier pour vérifier si la chaise utilisée n'est pas trop lourde et, de toute façon, trouver une solution.

Les TEC rappellent aussi qu'il existe des solutions de prise en charge personnalisée : un service "porte-à-porte" à destination des personnes à mobilité réduite au tarif normal d'un bus. Seule contrainte : il faut réserver ses trajets à l'avance.

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