Peine de 30 mois de prison confirmée pour séquestration et traitement inhumain à Farciennes

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Illustration - © Belga-AFP - Valéry Hache

La cour d'appel du Hainaut a confirmé, ce vendredi, une peine de 30 mois de prison ferme prononcée par le tribunal correctionnel de Charleroi, le 16 janvier 2017, contre un Turc poursuivi pour séquestration et traitement inhumain. Deux autres personnes avaient écopé de la même peine mais elles n'ont pas fait appel. La victime était un Turc qui vivait à Anvers. Ses agresseurs lui réclamaient une somme de 120.000 euros.

Le 8 avril 2014, vers midi, une patrouille de la zone de police de Mariemont avait retrouvé un homme quasi nu dans un jardin. S'exprimant en turc et en néerlandais, l'homme a expliqué qu'il avait été séquestré et avait reçu des coups. Il a donné aux policiers un papier sur lequel était inscrit deux numéros de téléphone, ceux des deux autres prévenus qui étaient proches, selon la victime, du groupuscule PKK.

Il était arrivé la veille d'Anvers à la demande d'un homme avec lequel il était en affaires. Il a été ensuite emmené dans une maison, attaché à une chaise par des Kurdes et frappé par un Tchétchène. Ces hommes réclamaient une somme de 120.000 euros.

L'homme a montré la maison dans laquelle il avait été séquestré à Farciennes et celle-ci était louée par le prévenu, lequel avait déjà été condamné à 21 reprises par le tribunal de police et à plusieurs reprises par le tribunal correctionnel.

Le prévenu niait sa participation dans ces faits alors que la victime a déclaré que c'est bien lui qui lui avait arraché sa carte d'identité et qui l'avait menacée avec une arme. La victime avait reconnu le prévenu, un mois plus tard, sur un panel photographique.

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