Parmi les projets du CPAS de Charleroi pour 2020 : un bus de proximité

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Illustration - © Belga - Siska Gremmelprez

Le CPAS, Centre Public d’Action Sociale, de Charleroi a présenté, en ce début d’année, ses projets pour 2020. Et parmi ceux-ci, il y a l’achat d’un bus permettant d’amener ses services et de tenir des permanences pour les publics qui vivent dans des quartiers où il n’existe pas ou plus d’antenne fixe du CPAS.

Car il fut une époque où pour "rationaliser", comme on dit, on a regroupé des services et fermé des antennes sociales locales. Alors, en faisant cela, on a peut-être réalisé des économies d’échelles. Mais on a aussi privé beaucoup de monde de ces services. Car les populations qui recourent aux services d’un CPAS sont probablement celles qui ont le moins l’opportunité de se déplacer.

Selon Philippe Van Cauwenberghe, le président du CPAS de Charleroi, ce bus, c’est donc la solution idéale et souple pour ramener l’aide à proximité directe des citoyens : "Certains ne savent pas recourir à nos services ou ne les connaissent pas. Alors, on s’est dit que le plus important était peut-être d’aller sur leurs lieux de vie, dans leurs quartiers, peut-être sur les marchés, pour leur proposer une permanence sociale, une permanence pour un logement ou des informations au niveau de l’accueil des parents, voire une école des devoirs si on sait mettre assez de personnes dans notre bus. Je pense que ça répond à une demande des citoyens. Ce bus, finalement, reprendrait la panoplie des offres de services du CPAS. A nous bien sûr de le définir en fonction de la taille du bus, des budgets, et des demandes sur le terrain."

Un budget extraordinaire de 100.000 euros a été prévu pour l’acquisition et l’aménagement du véhicule. Il faut également prévoir un coordinateur qui organise la planification de ces permanences mobiles. Les quartiers où le passage régulier de ce bus comblerait de manière évidente l’absence d’une antenne sociale permanente ont déjà été identifiés. Ce bus des services du CPAS pourrait prendre la route, espère-t-on, au deuxième semestre de cette année.

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