C'est l'affluence à Pairi Daiza: les riverains, excédés, attendent un accord pour la liaison à l'A8

Les vacances sont là. Sauf pour les riverains du parc Pairi Daiza. Quelques barrières nadar et un arrêté du bourgmestre bloquent l’entrée du village de Gages dans la commune de Brugelette. Depuis l’ouverture saisonnière de Pairi Daiza en avril, cette déviation de la circulation permet d’éviter les nuisances au cœur de la commune.

Mais les jours de grande affluence, rien n’y fait comme nous l'explique André Desmarlières (PS), bourgmestre de Brugelette : "On ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas, mais pas mal d’usagers ne respectent rien. Pourtant, le code de la route est bien clair à ce sujet-là. Même des riverains prennent des sens interdits. Sinon, même le tonnage, on ne respecte pas, la vitesse, on ne respecte pas, le sens de circulation, on ne respecte pas... Voilà !".

Alors pour faire respirer le village, un vrai projet de contournement est sur les rails. Le problème est que d'autres s’y opposent. Il faut dire qu’il prévoit la construction d’une nouvelle route à travers champs pour rejoindre l’autoroute A8. Une aberration pour ces certains.

Une solution, oui, mais pas une qui détruit l'environnement naturel

"Cette route viendrait déchirer les deux villages traversés, c'est-à-dire Ghislenghien et Hellebecq, totalement perturber nos cadres de vie alors que Pairi Daiza se fait le chantre de l'écologie, du respect de la nature et de l'environnement, explique Michel Pieraert, porte-parole du Collectif Ghislenghien-Hellebecq. Ici, on viendrait véritablement détruire un environnement naturel au profit de l'exploitation d'un environnement artificiel !" 

Ces riverains reconnaissent qu’il faut prévoir une solution pour le village de Gages. Mais ils ne comprennent pas la manière ni les coûts qu’un tel projet engendrerait. "Alors on reporte le problème sur d'autres populations y compris celle de nos amis de Ghislenghien, déplore Luc Norga, porte-parole du collectif Citoyen du pays Vert. Et on dépense près de 20 millions d’argent public pour faire une nouvelle route qui, pour nous, ne se justifie pas, puisqu'elle double des routes nationales existantes."

Les bourgmestres d’Ath, Silly et Brugelette ont jusqu'au 11 juillet pour tenter de se mettre enfin d’accord. De leur côté, les riverains souhaitent surtout être entendus. Ils espèrent ne pas devoir se lancer dans un combat juridique ou dans des actions plus dures.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK