Où en sont les travaux d'allongement de la piste à l'aéroport de Charleroi?

Les travaux d'allongement de la piste n'empêchent pas le décollage et l'atterrissage des avions
Les travaux d'allongement de la piste n'empêchent pas le décollage et l'atterrissage des avions - © rtbf.be - Nicolas Rondelez

Les travaux "titanesques" d’allongement de la piste de l’aéroport de Charleroi (BSCA), lancés il y a un an, se poursuivent à un bon rythme, malgré certains contretemps, les difficultés techniques d’un tel chantier et les contraintes liées à l’exploitation de l’aéroport. La fin des travaux est attendue au cours du second semestre 2021.

L’allongement de la piste représente un budget de plus de 30 millions d’euros, 900 jours calendrier de travaux et vise à doter le premier aéroport wallon et deuxième du pays d’une piste de 3.200 mètres de long (et 60 m de large), contre 2.55O mètres actuellement.

"En 2021, nous serons prêts à recevoir des longs porteurs et à travailler à la progression du site de Charleroi", a promis le CEO de BSCA, Philippe Verdonck, alors que l’aéroport carolorégien a terminé 2019 sur une fréquentation record de 8,22 millions de voyageurs (+2%).

Des travaux de nuit et apparemment peu de nuisances

Depuis que les travaux d’allongement de la piste de l’aéroport de Charleroi ont débuté, les avions continuent bien sûr à atterrir et à décoller. Une partie importante du chantier se tient donc de nuit pour ne pas interrompre cette activité. Mais une attention particulière est portée aux nuisances sonores nocturnes que pourraient subir les riverains des travaux.

Devant une des habitations les plus proches des travaux, en journée, on entend surtout le trafic routier. Mais, la nuit venue, le bruit des engins de chantier se fait plus évident avec des conséquences pour certains riverains.

La réduction du bruit nocturne fait néanmoins l’objet d’une attention de chaque instant. Daniel Liénard, directeur technique adjoint à la société wallonne des aéroports, la SOWAER, explique : "L’étude d’incidence a défini un certain niveau de bruit qui serait acceptable pour les riverains ou, en tout cas, non significatif. Et nous sommes en dessous de ces niveaux-là. Nous avons mis en place des procédures pour demander aux véhicules de chantier de favoriser les marches avant plutôt que les marches arrière."


Favoriser les marches avant pour éviter le "bip bip" caractéristique d’un véhicule en marche arrière. Une des petites mesures qui, mises bout à bout, semblent porter leurs fruits. Pour Jean-Luc Crucke (MR), ministre wallon des aéroports, "il y a eu quatorze plaintes mais qui sont de deux personnes différentes et l’une des deux totalise treize plaintes. Je crois qu’il faut relativiser ce genre de choses par rapport au gigantisme du chantier. Tout en disant que ça doit être une attention de tous les jours."

Et finalement, ce que redoutent sans doute le plus les riverains, c’est la fin du chantier et une piste plus longue permettant de voir atterrir des avions plus gros et plus bruyants. Car, quand un avion approche, on n’entend plus guère le chantier.

Aéroport Charleroi: place à l'intercontinental (07/12/2019)

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