Numéros INAMI: le soulagement des étudiants de dernière année, l'incertitude des autres

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Illustration - © Flickr - Jasleen_Kaur

En dernière année de médecine à l’UCL, Maureen Peers réagit positivement à la sortie de la ministre de la santé Maggie De Block (Open Vld) qui s’est engagée à suivre la commission des planifications qui stipule que 1320 médecins peuvent être diplômés en 2022 en Belgique.

"Je suis évidemment soulagée pour moi et mon année, commente l’étudiante qui est par ailleurs déléguée de cours, c’était un long combat on est donc satisfait d’en vivre le dénouement. La nouvelle s’est propagée rapidement. Nous sommes d’autant plus soulagés que nous sommes déjà en train de préparer la session de décembre qui reprend l’équivalent de la matière vue durant les quatre dernières années de médecine. Non seulement cela représente un boulot titanesque mais l’enjeu de cette session est déterminant pour notre avenir puisque la possibilité de choisir notre spécialité dépend de notre place obtenue à cet examen. Alors réfléchir à des actions de protestation dans ces conditions, cela devenait franchement à la fois difficile et stressant".

Le couperet des numéros INAMI

L’enjeu était d’autant plus important pour ces étudiants de dernière année de médecine que, pour eux, l’objectif est connu dès la première: pour Maureen Peers en effet, quand on entame un cursus en médecine, c’est pour devenir médecin, une logique qui n’est pas forcément vraie dans d’autres études. Ainsi quelqu’un qui entame la Sociologie ou le Droit, ne se destine pas forcément à être sociologue ni à endosser un jour une robe de juge ou d’avocat.

Si les étudiants en dernière année ont le sourire, ceux des autres années n’ont pas reçu de réponses à leur incertitude "La ministre a annoncé qu’elle évaluerait année par année pour le moment et que, clairement, tous les numéros qu’elle donne aujourd’hui devront être remboursés (sic) par après par le lissage négatif (le fait de retirer l’année suivante les numéros qui ont été donnés en sus cette année ndlr) ce qui constitue toujours un énorme problème.

Une victoire en demi-teinte

Pour Maureen Peers, le problème est que chaque année les étudiants en médecine repartent à zéro au niveau de l’attribution des numéros INAMI et cette quête les mène invariablement auprès des bureaux d’avocats et dans les salles d’attente des ministres concernés pour tenter d’obtenir gain de cause.

Une victoire en demi-teinte donc pour les étudiants concernés: si, avec l’attribution des numéros INAMI, les dernières années ont reçu l’assurance de pouvoir prêter le serment d’Hippocrate, les autres en sont toujours réduits à émettre des hypothèses sur leur avenir dans la profession qu’ils souhaitent embrasser.

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