Natagora achète une ancienne carrière à Autreppe pour en faire une réserve naturelle

En attendant l'achat effectif par Natagora, la nouvelle zone s'observait aux jumelles...
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En attendant l'achat effectif par Natagora, la nouvelle zone s'observait aux jumelles... - © P.W. - RTBF

Un petit bout d'Ardenne en Hainaut. C'est comme ça qu'on appelle la Vallée de la Grande Honnelle le long de la frontière française. L'association Natagora vient d'y acheter une ancienne carrière de marbre, à Autreppe. Deux petits hectares de plus pour une réserve naturelle qui en compte déjà quarante.

"Cette zone est constituée de deux parties. Il y a le bois de Boutonier et une partie du bois d'Angre. La nouvelle propriété permettra de faire la jonction entre ces deux morceaux, qui ne seront plus séparés que par une route", se réjouit Vincent Swinnen, permanent régional Natagora. "Et cette route n'est pas un obstacle pour les oiseaux. Les mammifères comme les chevreuils ou les belettes la traverse rapidement. C'est surtout pour les batraciens que c'est compliqué..." 

Des carpes à retirer

Mais les grenouilles et les crapauds accoucheurs ont tout à gagner par la nouvelle transaction. "Les propriétaires avaient introduit des carpes dans l'étang. Ces gros poissons ne sont pas compatibles avec les batraciens, les insectes ou certaines plantes aquatiques. On va les retirer pour permettre aux batraciens de se reproduire tranquillement sans que leurs œufs se fassent manger..."

Autre particularité locale: le sol calcaire qui favorise la pousse de certains végétaux, "comme des orchidées ou encore des tilleuls". Grâce aux dons et aux legs qu'elle reçoit, Natagora augmente chaque année ses réserves naturelles de 100 à 200 hectares.

Des conventions et des achats

"Acheter des terrains, c'est la façon la plus sûre de les protéger à long terme", explique Vincent Swinnen. "On fonctionne aussi avec des conventions. Mais c'est plus fragile: certains communes changent d'avis quand change la majorité. Pareil pour les familles au fil des générations..."

Les sites naturels protégés ne représentent qu'un pour cent du territoire wallon. Il en faudrait au moins de cinq à dix pour cent pour sauvegarder la biodiversité locale selon Natagora.

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