Mouscron: importante mobilisation autour de l'arrivée des réfugiés

La réunion accueil des réfugiés à Mouscron
La réunion accueil des réfugiés à Mouscron - © Guillaume Guilbert

Ils étaient environ 300 à avoir répondu présent ce lundi soir à l'invitation lancée par l'asbl Eco-Vie. Il s'agissait d'une réunion d'information sur l'arrivée de 600 réfugiés dans l'ancien hôpital "Le Refuge" à Mouscron. Chacun a pu poser des questions et proposer des idées pour améliorer l'accueil des réfugiés.

Les membres de l'ASBL Eco-Vie étaient ravis de la forte affluence lors de la réunion d'information. "Ce qui me fait plaisir, explique ce citoyen présent lundi soir, c'est qu'il y a plus de gens aujourd'hui qu'à la manifestation de samedi contre les réfugiés. Cela prouve qu'il y a encore des gens qui ont un coeur".

Après l'intervention d'Anne-Sophie Rogghe, avocate spécialisée en droit des étrangers qui a retracé les différentes étapes du parcours d'un candidat réfugié en Belgique, la parole a été donnée à Anne J. Williams, la porte-parole de Bridgestock, cette société privée irlandaise à qui Fedasil a confié la gestion du centre d'accueil à Mouscron. Elle a ainsi donné toute une série d'informations très concrètes aux citoyens présents. "Fedasil nous a dit que les premiers réfugiés allaient arriver au Refuge autour du 19 novembre, explique-t-elle. Cela va se faire crescendo : nous allons recevoir environ 50 réfugiés chaque jour, pour arriver à un nombre de 300 personnes. Puis il y aura une pause, et ensuite nous en accueillerons 300 supplémentaires. Ils arriveront en bus". Anne J. Williams a également confirmé qu'une centaine d'emplois allaient être créés dans le centre d'accueil, et que Bridgestock donnerait la priorité aux gens de la région.

Parmi les nombreux citoyens rassemblés, beaucoup ont proposé de s'engager comme volontaire pour venir en aide aux réfugiés. "J'ai eu l'occasion de faire la formation de l'ADA (accueil des demandeurs d'asile) avec la Croix rouge cet été, explique une mouscronnoise. Donc évidemment, je vais m'impliquer à fond dedans. Je suis formatrice aussi, donc si je peux apporter mon aide, je le ferai avec plaisir". L' ASBL Eco-Vie va mettre en place ce qu'elle a appelé "Mouscron Terre d'accueil". Il s'agit d'un réseau de référents qui coordonneront les contacts entre les mouscronnois et le centre d'accueil.

Du côté de Bridgestock, on se dit tout à fait prêt à collaborer avec les citoyens voulant s'impliquer: "Je suis assez émue de voir l’énorme soutien que les gens apportent, raconte Anne J. Williams. Il y a des propositions incroyables. Et oui nous allons prendre en compte toutes ces propositions. Car c’est bon pour les réfugiés, c’est bon pour nous et c’est bon pour la ville. Et c’est ce soutien là qui fera de l’arrivée des réfugiés une réussite".

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