Mort de la petite Mawda: des manifestants à Mons réclament la démission de Jambon et Francken

Une cinquantaine de manifestations se sont rassemblés ce vendredi soir sur la Grand-Place de Mons.
Une cinquantaine de manifestations se sont rassemblés ce vendredi soir sur la Grand-Place de Mons. - © Laurent Dupuis

Suite aux événements dramatiques survenus dans la nuit de mercredi à jeudi à Maisières, près de Mons, le Groupe montois de soutien aux sans-papiers a lancé un appel pour un rassemblement en soutien aux migrants sur la Grand-Place ce vendredi à 18h. 

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées et parmi les manifestants, Sacha, des Jeunes organisés et combatifs. "Le décès de cette petite fille m'a vraiment touché. Nous en sommes arrivés à une politique très répressive en Belgique et voilà que les parents de cette petite fille pleurent aujourd'hui sa mort alors qu'ils espéraient un avenir meilleur."

"On voulait marquer le deuil de cette petite fille qui a trouvé la mort sur un parking d'autoroute, dans une course-poursuite avec la police, à cause d'une balle perdue tirée par un policier", ajoute Valérie du Groupe montois de soutien aux sans-papiers. "Cela symbolise vraiment pour nous la synthèse la plus inhumaine de cette politique ferme menée en notre nom à tous par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et par le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken. C'est une politique de traque, de non-accueil, de stigmatisation, et de criminalisation que l'on refuse de toutes nos forces."

Jean-Pierre, également membre du Groupe de soutien aux sans-papiers de Mons, se dit indigné. "C'est soi-disant une politique humaine et ferme mais en fait, elle est synonyme de mort. De mort dans la Méditerranée. Et mort dans des centres fermés. Et maintenant de mort après une course-poursuite avec la police, alors que ces migrants espéraient une vie meilleure... Je suis plus qu'indigné en fait. Je suis en rage. Mais cette rage, cette indignation, il faut les transformer en accueil, en quelque chose de positif. Et il faut essayer d'aboutir à un changement des législations en vigueur."

Les manifestants réclament la démission des ministres de la N-VA Jan Jambon et Theo Francken. Ils rappellent que Louis Tobback avait donné sa démission en 1998 après la mort de Semira Adamu. 

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