Montigny-le-Tilleul: un cœur mécanique pour éviter des tests sur les animaux

Le coeur mécanique sert à éviter les tests pratiqués sur des animaux
Le coeur mécanique sert à éviter les tests pratiqués sur des animaux - © rtbf.be - Christophe Reculez

À Charleroi, des chercheurs tentent de faire avancer la science et de mieux connaitre le système vasculaire. L’équipe est composée du professeur Zouaoui et du docteur Chodsnynky qui travaillent au laboratoire de médecine expérimentale de l'ULB basé à l’hôpital Vésale de Montigny-le-Tilleul. Avec l'aide d'un autre scientifique de l'UMons, Gregory Coussement, ils ont conçu, depuis dix ans, un cœur mécanique reproduisant à l'identique le flux sanguin et surtout ses variations. Cette invention, récemment brevetée, a pour but d’expérimenter plus facilement des nouveaux protocoles médicaux.

Gregory Coussement explique : "La pulsation cardiaque est modifiée au fur et à mesure des vaisseaux et donc on n’a pas le même genre de signal quand on regarde au niveau du cerveau ou une artère au niveau du cœur, ce qui se passe au niveau des jambes, etc. "

Le cœur artificiel, relié à des copies en silicone de vaisseaux sanguins, permet de tester des prothèses et des médicaments pour lutter par exemple contre des accidents vasculaires cérébraux, ce qui est ordinairement testé sur des animaux.

Grégory Coussement confirme : "Sachant qu’on est poussé, au niveau mondial et au niveau européen, à limiter au maximum ces tests, on a donc là un système qui permet d’apporter une réponse. Parce que ça permet d’étudier les choses d’une manière plus longue et qu’on a un accès visuel. Alors qu’au niveau d’un animal on est très limité dans ce qu’on peut faire. Avec notre invention, on veut apporter une petite pierre à l’édifice. Si on arrive à réduire quelques-unes des maladies cardio-vasculaires, si on réduit de quelques pourcents, ce serait déjà un gain énorme. "

Et ce d’autant plus qu’en Belgique, deux à cinq pourcents de la population adulte développe un anévrisme cérébral au cours de sa vie.