Mont-sur-Marchienne: bilan positif pour la classe inclusive verticale à l'école Saint-Paul

L'école Saint-Paul à Marchienne-au-Pont
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L'école Saint-Paul à Marchienne-au-Pont - © rtbf.be - Christine Borowiak

La fin de l'année scolaire approche et c'est donc l'heure des bilans. A l'école fondamentale Saint-Paul de Mont-sur-Marchienne, parents, enseignants et écoliers se sont lancés dans une sacrée aventure: la création d'une "classe inclusive verticale".

C'est une classe qui accueille des enfants, âgés de trois à onze ans, souffrant de handicap mental. C'est une expérience pilote dans la région qui a été mise sur pied avec l’école libre d’enseignement spécialisé Mont Chevreuil à Roselies. Et l'enthousiasme est général.

Interaction constante

Carmela Morici est la maman de Luther qui a cinq ans. En quelques mois, elle a vu son fils trisomique progresser très rapidement: "Il y a de gros progrès au niveau sociable mais aussi au niveau de la concentration et des aptitudes pédagogiques. Luther est maintenant capable de déterminer les couleurs et de commencer à faire beaucoup de choses. Cela a donc été une année très profitable pour lui."

Ces enfants sont constamment en interaction avec les autres classes pour l'apprentissage de la lecture, du calcul ou du dessin. Et c'est tout bénéfice pour tout le monde. Julien Petyt est un directeur d'école satisfait: "Les enfants de la classe inclusive qui vont en intégration sont tirés vers le haut. Et puis les enfants de la classe de première primaire par exemple qui apprennent à lire bénéficient de deux institutrices dans leur classe. Donc là tout le monde est gagnant."

Les enfants se sont rendus compte qu'on était tous pareils

Morgane Brunin est l'une des éducatrices spécialisées venues en renfort pour ce projet. Elle a vu les enfants intégrer très rapidement leurs nouveaux petits copains: "Les enfants ont tout à fait compris et accepté les autres. Ils se sont rendus compte que finalement, on était tous pareils et qu’on était tous différents aussi. Qu’il porte des lunettes ou pas, il pleure ou il sourit comme les autres."

Ce sont donc onze enfants souffrants de handicaps mentaux qui se sont retrouvés dans un enseignement dit "ordinaire" mais entourés d'une équipe pédagogique spécifique.

Vu le succès, cette expérience va donc se poursuivre l'année scolaire prochaine. Ce projet pourrait donner des idées à d'autres parce que cette initiative est seulement la deuxième du genre en Wallonie.

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