Mons: vingt licenciements au Centre culturel "Le Manège"

Dans les couloirs du "106" ce mardi matin, les mines étaient graves
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Dans les couloirs du "106" ce mardi matin, les mines étaient graves - © Manu Delporte

Les travailleurs du Manège se sont rassemblés ce mardi matin au 106 (rue de Nimy), siège de la Fondation Mons 2015 pour en savoir plus sur une annonce de pertes d'emplois. Selon le syndicat (FGTB-SETCA), la direction a décidé ce lundi le licenciement de vingt travailleurs au Centre Culturel Transfrontalier "Le Manège". Les premières personnes concernées par les licenciements ont déjà été convoquées. 

Actuellement les postes impactés par ces pertes d'emplois se situent dans les secteurs maintenance, nettoyage, informatique et communication. Les travailleurs s'attendent d'autre part à une non-reconduction des contrats CDD.

Pourquoi?

"Le budget 2016 a été présenté ce lundi au Conseil d’Administration et à l’Assemblée Générale", explique Philippe Degeneffe, futur directeur du Manège, "et si on ne prenait pas de mesures d’économie nous ne pourrions consacrer que 3% à 4% de l’ensemble de nos subventions au projet culturel à savoir la raison de notre existence. Depuis que j’ai intégré le Manège (Philippe Degeneffe ne prendra ses fonctions à temps plein à la tête du Manège qu’à partir du 1er Mars), nous avons mis sur pied un plan d’économie en matière de fonctionnement et, étant donné que les charges les plus importantes du Manège sont les charges salariales, il est clair que c’est également dans ce secteur que les économies doivent se faire".  Les contrats touchés par les licenciements sont tous des contrats à durée indéterminée.

Un plan d'économies d'un million d'euros

Le Manège compte 108 personnes, un cadre qui avait été augmenté à l’aide de CDD pour faire face aux besoins de Mons 2015. 

Ce que le syndicat conteste dans ce licenciement, c’est l’absence de procédure Renault. Il déplore l'attitude de la direction qui se base sur le chiffre des travailleurs en poste au dernier trimestre 2015 (soit 250 personnes, un chiffre qui comprend les CDD engagés pour Mons 2015, des contrats qui sont donc, dans leur grande majorité, déjà arrivés à leur terme).  

Grâce à la prise en compte de la masse salariale employée dans le cadre de Mons 2015, les vingt travailleurs licenciés ne représentent pas la part de 10% nécessaire à l'enclenchement de la procédure Renault. 

Avant les élections sociales

Pour le syndicat, le calendrier n'était pas non plus le fruit du hasard. Si la direction du Manège tenait à boucler ce dossier licenciement d'ici vendredi c'était dans la perspective des élections sociales de la semaine prochaine. Boucler ces dossiers pour vendredi permettait en effet à la direction d'éviter la période de protection.

Le SETCa a donc demandé un délai pour repousser les élections sociales et laisser ainsi une place à la négociation. Une requête  apparemment satisfaite puisqu'un nouveau Conseil d'entreprise extraordinaire a été programmé ce mercredi 13 janvier pour avaliser le report des élections sociales ce qui, De Facto, permettra des négociations.   Ce report des élections sociales "n'oblige" plus  la direction à effectuer les licenciements qu'elle avait planifiés pour ce vendredi. 

Certaines personnes concernées par ces licenciements (et qui avaient été convoquées ce mardi après-midi pour leur voir signifier) ont ainsi eu la surprise de ne finalement pas être reçues par Philippe Degeneffe cet après-midi.  Le report des élections sociales et l'ouverture de négociations semblent donc acquis.  On verra le résultat.

 

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