Mons : un musée pour tomber amoureux des vieilles machines

Bruno Van Mol bichonne le musée de la route à Mons
Bruno Van Mol bichonne le musée de la route à Mons - © Tous droits réservés

C’est Bruno Van Mol, 84 ans, qui ouvre les portes du musée de la route à Mons. Méfiez-vous des apparences. Au premier coup d’œil, l’endroit est froid, limite mal rangé. Mais laissez-vous guider. Au fil des machines et des panneaux de signalisation, on découvre des histoires étonnantes.

Des histoires comme celle de ce rouleau compresseur de 1899. "Un rouleau compresseur écrase les pierres pour rendre la route plate. Mais il fonctionne à vapeur. Il roule à du 5 km/h", prévient Bruno Van Mol. Dire qu’on se plaint parfois de la lenteur des travaux sur nos routes. "A cette époque, le pire c’était de lancer la machine. Ça prenait près de deux heures. On ne pouvait pas stopper le moteur. Les ouvriers faisaient de très longues heures. Lever 5 heures du matin, fin de journée vers 21 heures."

Des traces de la guerre

S’il y a bien une machine dont Bruno Van Mol est fier, c’est une niveleuse américaine datant de 1943 : "Elle a une belle histoire. La machine était parachutée en même temps que les soldats américains. Elle permettait de niveler le terrain pour créer des pistes pour que les avions puissent atterrir."

Sur les murs du musée de la route à Mons, il y a énormément de panneaux de signalisation. Un détail retient notre attention : ils sont sponsorisés. "A la fin de la première guerre mondiale, il fallait reconstruire les routes. Le service public était débordé. Les fonctionnaires ont confié la signalisation à des compagnies comme Shell. C’est le Royal Automobile Club de Belgique qui supervisait. Mais c’est pour cette raison que sur un panneau stop, on peut voir de la publicité."

Comment intéresser les jeunes ?

Parfois, les écoles défilent dans le musée de la route. "Les jeunes adorent monter à bord d’une déneigeuse américaine. Ils sont impressionnés par l’énorme volant. Mais c’est logique, sans direction assistée, il fallait un grand guidon pour manœuvrer un tel engin. Ce qui est marrant, c’est que les jeunes se bousculent pour faire une photo à l’intérieur de la déneigeuse."

A 84 ans, Bruno Van Mol a des yeux d’enfants quand il regarde ses vieilles machines. Il les connaît toutes par cœur. "Je trouve que les technologies nous permettent de travailler de manière plus efficace et avec plus de sécurité. N’empêche, j’adore regarder et observer le mécanisme des vieux moteurs. Je pense même que je suis amoureux de cette manière de fonctionner. En tant qu’ingénieur des routes, j’ai vécu le passage du mécanique à l’hydraulique. C’était un moment magique."

Il n’y pas de nostalgie dans le regard de Bruno Van Mol. Juste l’envie de raconter l’histoire de nos routes. Pour visiter le musée de la route à Mons, rendez-vous sur le site internet museedelaroute.be.
 

 

 

 

 

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