Mons: suspension du prononcé pour les 7 activistes qui s'étaient introduits au SHAPE

Une partie des activistes lors d'une précédente comparution
Une partie des activistes lors d'une précédente comparution - © Joëlle Meert

Le tribunal correctionnel de Mons rendait ce lundi son jugement concernant l'action des bomspotters, ces sept activistes qui s'étaient introduits illégalement sur la base du Shape (le quartier général des puissances alliées en Europe) à Casteau près de Mons. La juge a opté pour une suspension du prononcé et une amende de 51€ pour les sept activistes. Elle a reconnu l'acte de désobéissance civile, mais elle ne considère pas qu'il s'agit d'un délit politique.

"Le tribunal considère que cela n’est pas un délit politique parce que cela ne porte pas atteinte aux institutions, explique Jean-Marie Dermagne, l’avocat des activistes, et le tribunal souligne même qu’au contraire cela contribue au débat démocratique et que cela renforce les institutions, c’est donc presqu’un jugement inespéré qui salue l’action des pacifistes qui comparaissaient devant lui".

Les activistes plutôt satisfaits

Satisfaction également du côté  des activistes "C’est un jugement maternel, estime Stéphanie Damblon, l’une des sept bomspotters, c’est-à-dire qu’il ne remet pas en cause notre futur mais surtout ce qui est important pour nous c’est qu’il reconnaît la désobéissance civile au sens juridique du terme comme cela a été prononcé dans le jugement et cela c’est extrêmement important pour les actions que nous menons dans la mesure où cela constitue une véritable reconnaissance de mode d’action".

C'est ce que souhaitaient les bomspotters qui militent contre la présence d'armes nucléaires sur le sol belge. "Les raisons pour lesquelles nous avons fait cela sont motivées, le fait de vouloir ouvrir un débat public, le fait de vouloir qu’il existe un véritable contrôle démocratique sur la question des armes nucléaires en Belgique, ce sont des raisons valables ce qui signifie que nous ne devons pas être punis pour ce que nous avons fait". 

Certains d'entre eux veulent d'ailleurs aller plus loin et désirent faire appel pour espérer faire reconnaître la nature politique de leur action, qu'elle soit véritablement reconnue comme un délit politique.

 

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