Mons : quand les ados se protègent des dérives des réseaux sociaux

11 écoles montoises participent au projet "Cyber-Help"
11 écoles montoises participent au projet "Cyber-Help" - © Guillaume Guilbert

Nos jeunes sont-ils suffisamment armés pour ne pas tomber dans les pièges des réseaux sociaux? Lynchage public, usurpation d'identité, chantage affectif,... Les exemples de dérives sur Facebook ne manquent pas. Et les jeunes sont particulièrement vulnérables.

Face à ce constat, le Service prévention de la ville de Mons et le député Nicolas Martin ont lancé "Cyber-Help". Il s'agit d'une animation autour du cyber-harcèlement qui est donnée dans les classes de 2ème secondaire de 11 écoles montoises, tous les réseaux confondus. L'objectif est de responsabiliser les ados dans leur usage des réseaux sociaux.

Lynchages sur Facebook

Les élèves de la classe de 2ème secondaire de l’Athénée Bervoets ont 13 ou 14 ans, ils ont du mal à imaginer leur vie sans les réseaux sociaux. Ils vont sur Facebook tous les jours. La plupart, dont Joshua, ont déjà assisté à des lynchages sur le réseau social : " Des gens se font insulter sur Facebook parce qu’ils postent quelque chose qu’il ne fallait pas, ou parce que ce sont des gens pas très beaux physiquement. Ils se font alors insulter sur leur physique. Ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive ".

Pour Melody Maiquez-Gomez, membre du service prévention de la ville de Mons, c'est le bon moment pour parler à ces jeunes des dangers du web : " C’est vraiment une tranche d’âge où ils sont quand même novices au niveau de l’utilisation. Il y a une méconnaissance de certains points, notamment juridiques. C’est donc une tranche d’âge très intéressante pour faire de la prévention ".

Bien paramétrer son compte

Quelles sont les dérives possibles sur Facebook? Comment les éviter? Grâce à un jeu de devinettes, les élèves ont eu des réponses à ces questions. " Il ne faut pas accepter n’importe qui sur Facebook, explique Shyma après avoir bien écouté les conseils des animateurs. Il faut aussi faire attention à qui on parle et en parler à nos proches s’il nous arrive quelque chose ". Hugo, lui, a appris que tout ce qu’il mettait sur Facebook pouvait être utilisé : " Je savais qu’il fallait être prudent, mais pas à ce point-là. Par exemple, je ne savais pas que les vidéos que l’on poste sur Facebook sont sauvegardées ". La première chose à faire pour éviter les ennuis, c’est de bien paramétrer son compte. " Une bonne partie des problématiques pourraient déjà être réglées rien qu’avec le fait d’avoir bien paramétré son compte, explique Melody Maiquez-Gomez. Il faut bloquer les personnes malveillantes, faire attention à ce que vos données ne soient pas trop publiques, et ne pas poster trop de choses personnelles qui pourraient être retenues contre vous ".

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