Mons: les riverains de l'E19 n'en peuvent plus du bruit de l'autoroute

Alain, un riverain excédé
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Alain, un riverain excédé - © C Legrand

Imaginez qu’une autoroute passe au ras de votre jardin. Et que subitement vous entendiez beaucoup plus le bruit des voitures, au point d’en perdre le sommeil. Voilà de quoi se plaignent des habitants de Saint-Denis, près de Mons. Depuis les travaux sur l’autoroute E19, et le remplacement des murs anti-bruit, leur quotidien n’est plus le même. C’est pire qu’avant, explique Sabine.

"Cela fait 30 ans que nous habitons ici. Nous avions beaucoup d’espoir, dans la pose d’un nouveau revêtement et de murs 'miracles'. Au final, le bruit est beaucoup plus fort qu’avant, nous sommes vraiment très déçus !". "Pour moi, les nuisances ont augmenté de 50%, au moins !", affirme Alain. "On entend beaucoup les camions, les motos. Lorsqu’il pleut, c’est pire, cela intensifie le bruit. On ne peut plus sortir sur la terrasse. Je me demande si l’été on osera encore organiser un barbecue dans le jardin !"

Bernard a toujours eu le sommeil léger. Ses nuits sont devenues un cauchemar. "S’endormir, déjà, est très difficile. Malgré les double-vitrages, on entend le trafic. Je suis abonné aux boules Quiès, depuis les travaux… C’est o-bli-gé !"

Quel est le problème ? "Sans doute les nouveaux murs anti-bruit !", poursuit Jean-Pierre. "Les précédents étaient en métal ajouré. Je pense que cela absorbait beaucoup mieux le bruit. Désormais, les parois sont en béton, je pense que c’est une partie du problème". "A mon avis, il y a aussi des problèmes de jonction", avance Bernard. "Par moments, à hauteur du pont, cela fait TA-TAC, TA-TAC, TA-TAC…"

 

Certains habitants ont lancé une pétition dans le village. Ils réclament la pose d’un revêtement anti-bruit, sur un tronçon d’autoroute longeant Saint-Denis et Obourg. Du côté du ministre Henry, on dit être au courant des problèmes de nuisances sonores. Ils seraient dus, en partie du moins, à des problèmes d’étanchéité des murs anti-bruit. Cela sera réparé à la fin du mois de février, indique le cabinet du ministre. D’autres mesures de contrôle auront lieu fin avril, pour vérifier la qualité du matériel, et remplacer, peut-être, ce qui devrait l’être. "Mais nous avons interrogé des experts", précise-t-on au cabinet du ministre. "Ils sont unanimes : un nouveau revêtement ne peut pas être plus bruyant qu’un bitume d’ancienne génération".

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