Mons: les associations s'unissent pour rendre les espaces publics accessibles à tous

Comment rendre les lieux publics plus accessibles aux PMR, aux malvoyants, aux malentendants, aux déficients mentaux ou aux analphabètes?
Comment rendre les lieux publics plus accessibles aux PMR, aux malvoyants, aux malentendants, aux déficients mentaux ou aux analphabètes? - © Domaine public

Comment faciliter la vie des personnes en situation de handicap? C'est la question que se pose la Task Force Mons Access 2025, un groupe de travail composé de six associations montoises qui défendent les droits des personnes en situation de handicap.

Pas seulement les personnes à mobilité réduite

Il faut voir ici le handicap au sens large. Cela concerne ceux qui ont des besoins spécifiques : les personnes à mobilité réduite, les aveugles, les sourds, les déficients mentaux, les analphabètes… Sont concernés également les personnes qui ont des besoins spécifiques de manière provisoire (une jambe cassée, par exemple).

L’idée de cette task force est de faire la somme des compétences et des expériences de chacun pour atteindre un objectif : rendre les lieux publics et culturels plus accessibles pour ce genre de public. Dans ce groupe de travail, il y a l'AVIQ (anciennement l'AWIPH), Les amis des aveugles, Inclusion (un mouvement qui rassemble des personnes porteuses d'une déficience intellectuelle), Passe Muraille (lutte pour l’application des droits fondamentaux des personnes handicapées), les Cèdres (Centre de recherche et d’action de l’UMons en faveur des personnes à besoins spécifiques) et Essor Conseil (Association d’ingénieurs retraités dont l’une des activités est un état des lieux de l’accessibilité des écoles fondamentales aux enfants ayant un handicap physique).

Accessibilité architecturale, comportementale et informationnelle

Pour Philippe Harmegnies, le coordinateur de la task force, cette synergie permet d’ " interagir sur un champ global qui va de A à Z, que ce soit dans une expertise en accessibilité architecturale, comportementale (la manière d’accueillir) ou informationnelle. Les sites web, par exemple… N’oublions pas que seulement 13% des sites web sont accessibles aux personnes en situation de déficience visuelle ou intellectuelle ".

A l'occasion de Mons 2015, des efforts ont été faits dans le milieu culturel. Mais pour Philippe Harmegnies, il faut aller plus loin. " Le souci auquel on peut être confronté dans le champ culturel, et dans les autres champs aussi, c’est qu’on est souvent en rupture, constate Philippe Harmegnies. On peut prévoir, à un moment donné, la mise en œuvre d’une accessibilité pour des sourds, par exemple, en créant des vidéo-guides qui permettent à la personne sourde d’avoir une tablette qui est traduite en langue des signes. C’est ce qu’on avait pour l’expo Van Gogh, par exemple. Mais pour l’exposition suivante, cela n’était plus mis en place. Pour Verlaine, par exemple, ça n’existait pas. Donc ce qu’on doit arriver à faire comprendre, bien que cela représente des coûts car c’est un travail professionnel, c’est de pouvoir mettre en œuvre une continuité dans cette chaîne de l’accessibilité, et éviter les ruptures ".

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