Mons: insatisfait du temps de parole dévolu à l'opposition, le MR quitte le conseil communal

Insatisfait du temps de parole dévolu aux interpellations de l'opposition, Georges-Louis Bouchez s'est levé et a quitté le Conseil Communal en début de séance
Insatisfait du temps de parole dévolu aux interpellations de l'opposition, Georges-Louis Bouchez s'est levé et a quitté le Conseil Communal en début de séance - © Guillaume Guilbert

L’ambiance a très rapidement tourné au vinaigre ce mardi soir à l’ouverture du conseil communal de Mons. Les conseillers MR ont quitté la salle du conseil pour marquer leur désaccord avec la majorité concernant le temps de parole accordé en séance aux conseillers communaux.

Une mauvaise ambiance s'était installée durant les deux derniers conseils communaux en raison du nombre élevé d’interpellations et de questions venant de l’opposition. Peu habituée à des échanges d’une telle longueur, la majorité a décidé de faire appliquer stricto sensu le règlement d'ordre intérieur qui stipule que chaque conseiller dispose de 10 minutes pour interpeller le Collège, en dehors des points à l'ordre du jour. Et, visiblement, l'interprétation de cette règle diffère selon les groupes politiques.

Pour la majorité, ces 10 minutes concernent l’ensemble des interpellations d'un conseiller. Du côté MR, l’interprétation est différente : chaque interpellation peut durer dix minutes. Les Bleus montois annoncent donc l'introduction d'un recours auprès du ministre wallon des Pouvoirs locaux, le socialiste Paul Furlan.

Les autres revendications du MR

Les élus MR, désormais dans l'opposition à Mons, y étaient venus avec plusieurs revendications. Et notamment celle-ci: ils ne veulent pas que les communes aient à payer la taxe kilométrique.

On le sait, depuis ce 1er avril, les poids lourds de plus de 3,5 tonnes qui traversent la Belgique doivent payer une taxe par kilomètre parcouru. Et cela concerne aussi les communes (les camions des ouvriers communaux, les camions poubelles...).

Ces véhicules doivent payer la taxe kilométrique actuellement. Pour George-Louis Bouchez, chef de file MR de l'opposition à Mons, ce coût supplémentaire pour les communes sera payé par les citoyens. "Soit les communes vont avoir des coûts supplémentaires sur leurs véhicules et vont devoir dès lors augmenter les taxes ; soit via par exemple le coût-vérité (au niveau des ramassage des déchets) qui va faire en sorte que le surcoût sera payé par le citoyen. Troisième possibilité : lorsque les communes vont faire appel à des partenaires privés, ceux-ci vont répercuter le surcoût sur la facture. Dans tous les cas de figure, celui qui va payer à l’arrivée, c’est le citoyen! Raison pour laquelle nous demandons l’exonération de cette taxe pour les communes et les intercommunales".

L'approche du bourgmestre

Selon la Ville de Mons, le surcoût lié à la taxe kilométrique atteindrait environ 42 000 euros par an pour la commune. Le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) prône lui plutôt une compensation pour les véhicules communaux. "Ils contribuent comme d’autres à la dégradation des routes mais le gouvernement wallon a décidé de soutenir les communes avec des compensations, notamment pour l’achat de nouveaux camions moins polluants. Et ça, cela va dans le cadre de la transition énergétique".

Mais le MR tient à la suppression de cette taxe pour les communes. Ce mercredi soir en Wallonie et à Bruxelles, les libéraux vont interpeller les conseils communaux en ce sens.

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK