Mons: le bourgmestre réfléchit à la possibilité de limiter le nombre de détenus à la prison

La prison de Mons
La prison de Mons - © Google maps

La prison de Mons est surpeuplée depuis des années. Une situation que les syndicats dénoncent depuis longtemps. Au problème de surpopulation se greffent des problèmes sanitaires comme une infestation de punaises de lit.

Le 14 avril dernier, le bourgmestre de la ville, Elio Di Rupo (PS) s’est rendu dans l’établissement du boulevard Churchill et semblait découvrir le problème en marquant aujourd’hui sa stupéfaction "la plupart des détenus sont placés dans des conditions inhumaines et dégradantes. La prison de Mons, conçue pour 303 prisonniers en accueille actuellement 425 ! La capacité maximale accuse donc un dépassement de plus 40%, des personnes dorment par terre, d’autres sont superposées dans des cellules extrêmement exiguës, l’humidité et la dégradation des murs intérieurs sont très importantes,…".

Et d’ajouter que "ces conditions exercent une pression insoutenable sur les travailleurs pénitentiaires et les mettent directement en danger. La situation à la prison de Mons est totalement inacceptable et dangereuse ".

Devant ce constat le premier montois a prévenu ce jour le ministre de la Justice Koen Geens (Cd&v) de son intention de prendre un arrêté interdisant l’entrée de tout nouveau détenu à la prison de Mons et exigeant que le nombre de détenus soit ramené à la capacité prévue à la prison. En l’absence d’une décision rapide du ministre pour soulager la situation, le bourgmestre Elio Di Rupo indique qu’il se verrait contraint de prendre un arrêté de limitation du nombre de détenus si la situation n’a pas évolué d’ici le 1er mai 2017, minuit.

A titre transitoire et pour permettre une première étape très rapide, un dépassement du nombre de détenus ne pouvant être supérieur à 25% de la capacité de la prison pourrait être accepté, soit un maximum de 344 hommes et de 35 femmes.

 

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