Mons: des chercheurs en laboratoire pour améliorer l'image des entreprises

Le social media lab se trouve à l'UCL Mons
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Le social media lab se trouve à l'UCL Mons - © Stéphanie Vandreck - RTBF

Un site web fouillis, sans référence, une page Facebook de restaurant qui ne propose pas le menu ou le numéro de téléphone, un site où on ne sait pas où l'on doit cliquer... Nous avons tous été confrontés un jour à des aberrations en termes de communication de la part de certaines entreprises ou de certains indépendants. Force est de constater que les entreprises wallonnes restent à la traîne en ce qui concerne leur présence sur le web et les réseaux sociaux.

Pour améliorer la façon de communiquer des entreprises et leur permettre de cibler précisément leurs clients, des chercheurs travaillent actuellement dans un laboratoire. Des chercheurs de l'UCL Mons. Leur objectif: trouver les outils qui permettront aux entreprises wallonnes d'améliorer leurs performances sur le web. Ce laboratoire vient d'être inauguré. Il est financé par le fonds FEDER.

Gadgets à la James Bond

Le "social media lab" de l'UCL est donc un vrai laboratoire... avec des chercheurs dans différentes spécialités, explique François Lambotte, le coordinateur: "il y a des informaticiens, des doctorants en communication et nous avons aussi des gens qui travaillent sur la linguistique"

Qui dit labo, dit aussi expérimentations. Tiffany Andry, chercheuse en communication, analyse ainsi l'influence du visuel d'une page web sur les réactions de son utilisateur, et cela à l'aide d'outils de pointe: "on a un "eye tracker" qui capte tout simplement le trajet oculaire à l'écran pour voir où les gens se sont arrêtés, où sont les points de fixation. Et nous avons aussi un "face reader" qui capte les expressions faciales. Enfin, il existe le "bio pack" qui prend tout un semble de mesures biométriques comme les battements de coeur, la sudation etc...". Les chercheurs disposent aussi par ailleurs des lunettes spéciales pour compter le nombre de réactions que les spectateur aura sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, etc...) pendant la diffusion de son programme à la télévision (interaction avec les réseaux sociaux).

Le risque? Que les gens zappent!

A quoi tout cela va-t-il servir? Principalement à aider les entreprises à mieux toucher leur public sur le web. "On peut louper son développement sur le web parce que le site est mal conçu. Le risque, c'est que les gens zappent tout de suite parce que l'expérience de l'utilisateur est mauvaise", prévient François Lambotte.

Parmi les clients ciblés par ce laboratoire: des sociétés commerciales, des médias, des organismes divers... qui peuvent tirer profit des recherches menées ici pour être plus efficaces en ligne.

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