Mons: "Cherchez le défaut de fabrication", une action du commerce équitable

Mons: "Cherchez le défaut de fabrication", une action du commerce équitable
Mons: "Cherchez le défaut de fabrication", une action du commerce équitable - © Tous droits réservés

La semaine du commerce équitable bat son plein. A Mons, une action se tenait dans le piétonnier afin de dénoncer l'exploitation des travailleurs. "Cherchez le défaut de fabrication" met le doigt sur les conditions salariales du secteur de l'habillement. 

Un défilé de mode en plein milieu du centre ville de Mons avec des mannequins qui portent un T-Shirt noir. Sur ce vêtement, une étiquette de prix "29 euros - prix de vente" et tout en dessous "0,18 euros : salaire de la couturière". Le constat est accablant. Les passants s'arrêtent interpellés par l'animation générée par cette opération de sensibilisation. Les militants du collectif Mons-équitable, du CNCD-11.11.11, Solidarité Mondiale et Oxfam-Magasins du Monde dénoncent ainsi les conditions salariales contraires aux droits de l'homme. Roland d'Hoop, représentant de Mons-équitable : "Il y a des personnes qui n'arrivent tout simplement pas à subvenir à leurs besoins, à se payer un hôpital : elles doivent s'endetter pour ça, pour acheter à manger, pour payer un loyer."

300 signatures ont été récoltées en une heure pour la pétition qui demande un salaire vital pour ces travailleurs. Mais lorsqu'il s'agit de changer ses habitudes de consommation, les habitudes semblent bien ancrées : "Mes vêtements viennent des grandes sociétés, des multinationales. Tout le monde s'habille là. Ca, on ne peut rien y faire" témoigne un jeune adolescent.

Cette action tombe au moment où Primark vient d'annoncer son arrivée prochaine dans le piétonnier à Mons. Cette marque irlandaise est reconnue pour ses petits prix dans le secteur de l'habillement. Un mauvais signal pour ces militants du commerce équitable : "C'est un symbole des marques pas chères où les gens vont se presser pour acheter un maximum de vêtements qui ne coûtent rien du tout. En fait, avec un budget de 50 euros, ils n'auraient peut-être acheté qu'un seul vêtement ailleurs et là, ils vont ressortir avec dix vêtements. ils vont se dire "J'ai fait une affaire", sauf que ce n'est pas une affaire si on pense aux conditions sociales qui sont derrière et à l'impact environnemental" explique Roland d'Hoop.

Cette action devrait se tenir dans six autres villes en Fédération Wallonie-Bruxelles dans le courant du mois afin d'interpeller les marques sur cette problématique.

 

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