Mons: Calatrava est venu voir l'état d'avancement du chantier de sa gare

L’architecte espagnol Santiago Calatrava est monté dans la capitale européenne de la Culture pour constater l’avancement des travaux de son projet et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ses propos sont surprenants "ce mercredi matin j’ai visité le chantier et j’ai vu tout d’abord qu’on est très en avance, j’ai vu que tout le ferroviaire a été fait. J’ai constaté aussi que, pratiquement, il ne reste que le parachèvement dans la somme des places, des opérations de pavement, d’illumination, etc… j’ai vu aussi que l’ensemble des infrastructures correspondantes aux quais, que les appuis, que les escaliers même qui conduiront à la passerelle sont déjà faits et donc que le travail est bien avancé".

Oui mais justement cette fameuse passerelle présentée comme la signature du projet Calatrava n’est pas encore visible. À cela le créateur répond sans détour par une pirouette "quand on travaille dans des projets aussi complexes que celui-ci on dépend aussi du travail des autres, la signature personnelle ne joue pas un rôle si important, ce qui me réjouit surtout c’est qu’on sent l’importance de cette connexion (entre Mons-ville et Mons ville 2 ndlr)"

Il faut être humble et patient

Pour Calatrava, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes face à un chantier gigantesque "il faut être humble et patient, ces deux postures sont des vertus et non des défauts. Ce type de chantier prend beaucoup de temps et est beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine. Maintenir les services aux alentours du chantier, et ce, en pleine sécurité, avoir fini tous les quais tout en ayant maintenu le trafic des trains et celui des voitures autour de la gare, ainsi que la circulation des bus sur la place, tout cela c’est un tour de force, une bataille quotidienne, un combat que, je pense, nous avons déjà gagné".

Quitte à tempérer quelque peu l’enthousiasme du créateur, la question de l’arrêt d’une partie du chantier (celle qui concerne la passerelle) a été posée à Martine Doutreleau, la porte-parole d’ Eurogare.  Elle ne nie pas l'existence de difficultés "C’est suite effectivement à un certain nombre de problèmes rencontrés par une entreprise (Cordioli ndlr) dont l’exécution des travaux est défaillante (https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_gare-de-mons-deux-grues-juxtaposees-traduisent-le-conflit-entre-deux-entreprises?id=9060944). La SNCB vient de prendre les mesures afin de pouvoir redémarrer ce chantier rapidement" mais la porte-parole n’a pas souhaité en dire plus actuellement sur ce chapitre.

Objectif…2018

Contrairement à l’architecte, la porte-parole concède toutefois la réalité d'un retard dans le planning "ce retard il existe, on va essayer, non de le rattraper, ça ce n’est pas possible, mais de reprendre les choses rapidement afin de pouvoir aboutir dans les meilleurs délais et des dispositions sont prises afin que la SNCB ne soit plus victime d’aléas tels que nous les connaissons aujourd’hui".

"Nous avons donné comme délai 2018 pour la mise en service de la gare, c’est un objectif tenable dans la mesure où la situation que nous connaissons aujourd’hui est intégrée dans cet objectif".

Voilà qui va rassurer les navetteurs.

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