Mons: 54 voitures d'étudiants embarquées à la fourrière

Un grand ballet de dépanneuses ce mardi 8 novembre sur l'Avenue du champs de Mars à Mons
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Un grand ballet de dépanneuses ce mardi 8 novembre sur l'Avenue du champs de Mars à Mons - © Ludovic Carlier

54 voitures embarquées, c’est la copieuse pêche réalisée par la police de Mons-Quévy lors de deux opérations ciblant les véhicules mal garés aux abords de la Haute Ecole Condorcet sur l’avenue du Champ de Mars à Mons.

La première opération d’envergure date du 27 octobre, la seconde s’est déroulée ce mardi 8 novembre. "Les dépanneuses sont arrivées, il y en avait beaucoup, témoigne Ludovic Carlier, étudiant en première année infirmier à la Haute Ecole Condorcet, elles ont commencé à embarquer les voitures. Je pensais qu’elles allaient limiter l’opération au petit rond-point très encombré mais non, ils ne se sont pas arrêtés là, ils ont également nettoyé le parking d’à côté dans un ballet de va-et-vient d’au moins cinq ou six dépanneuses différentes et ce, sans préavis".

Les riverains en ont marre

Si Xavier Bourdiaud’huy le directeur-adjoint aux opérations de la police de Mons, confirme la matérialité des deux opérations, il réfute le fait qu’elles n’aient pas été annoncées et en explique l’origine "chaque année à cet endroit nous connaissons des problèmes avec le stationnement, c’est un problème récurrent donc, et, effectivement, ce sont bien des riverains qui sont à l’origine des plaintes parce qu’ils en ont ras-le-bol de cette situation. Maintenant je comprends le désarroi des étudiants touchés, c’est dur financièrement, mais le code de la route s’applique de la même manière à tout le monde"

Si d’un côté la police affirme qu’elle avait prévenu les autorités académiques pour que le message passe auprès des étudiants, de l’autre l’UMons affirme ne pas avoir été avisée.

Ludovic, l’étudiant, pense aussi à la déconvenue subie par les étudiants étrangers, il pense essentiellement aux Français, qui, à la sortie des cours, se voient dans l’impossibilité de rentrer chez eux à l’heure où ils constatent que leur véhicule a été embarqué.

La solution ultime

Xavier Bourdiaud’huy maintient que l’enlèvement des véhicules est la solution ultime adoptée pour contrer le stationnement sauvage dans ce quartier de l’avenue du Champ de Mars. Il rappelle que cette solution radicale vient après l’insuccès d’une vague de prunes sur le pare-brise, elle-même précédée d’une phase de remontrances verbales.

Les contrevenants garderont évidemment un goût amer de l'aventure à l'heure de régler la note: le prix de la fourrière sera en effet majoré de celui du PV. 

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