Mon jardin extraordinaire: Marie-France crée de véritables havres de paix japonais

L'étang et sa terrasse. La carpe Koï y trouve suffisamment d'espace pour ravir les propriétaires. Il y a une quinzaine de carpes japonaises.
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L'étang et sa terrasse. La carpe Koï y trouve suffisamment d'espace pour ravir les propriétaires. Il y a une quinzaine de carpes japonaises. - © Marie-Anne Brilot

Dès votre arrivée devant cette maison de Saint-Symphorien, vous plongez dans une ambiance de zénitude et elle ne fera que vous envahir au fil des découvertes le long et surtout à l’arrière de l’habitation. "Parfois, certaines personnes pensent qu’un jardin japonais, cela se résume à un Bouddha, une lanterne et c’est tout", nous dit Marie-Line, la propriétaire.

C’est son mari qui a voulu ce jardin japonais. "Je m’y suis mise aussi et nous y travaillons ensemble une fois par semaine, c’est une activité que nous partageons et qui nous rapproche". Marie-France Mainil, paysagiste spécialisée, a conçu et réalisé cet espace tranquille et apaisant. "On a des plages de galets, des cascades, on a des rochers, des végétaux qui évoquent des paysages grandioses mais en plus petit forcément. L’avantage du jardin japonais, c’est que c’est un tableau qui est déjà parfaitement beau dès la fin du chantier."

Une démarche intérieure

Marie-France Mainil passe un très long moment à discuter avec "ses clients". "Pour la plupart, nous explique-t-elle, il s’agit d’un cheminement, d’une démarche intérieure, d’un besoin très personnel. Donc on n’est plus dans le clinquant, le tape-à-l’œil et l’envie d’épater les autres, on est plutôt dans l’envie de se faire du bien. Le jardin japonais est un lieu qui fait appel aux sentiments et aux émotions".

Marie-Line confirme depuis la terrasse : "Nous cherchions la plénitude, nous sentir bien chez nous, l’épanouissement. Nous regardons notre jardin au fil des saisons, la couleur des pierres change par exemple, les cascades ne fonctionnement pas toujours et cela crée une ambiance très différente et cela nous procure aussi un plaisir différent, mais toujours aussi énorme".

De la précision, toujours

Pour qu’un jardin japonais soit le plus naturel possible, il faut que le travail en amont et la technique soit parfaits ou presque. Ce sont des tonnes de rochers qui ont été amenées dans le jardin de Marie-Line et de son mari. "Mais avec notre approche, ajoute la paysagiste L’approche japonaise qui est un grand respect de la nature, on respecte également le site. On essaie d’abîmer le moins possible. Quand la grue n’est pas nécessaire au milieu du jardin, elle reste en dehors et on travaille plutôt en périphérie".

"Souvent, la personne me dit : c’est exactement ce dont j’avais besoin et c’est pour moi, c’est la plus belle récompense évidemment".

Ce sont les propriétaires qui me guident dans ma réflexion

Transmission et partage : ce sont deux mots qui reviennent comme un leitmotiv dans la conversation que nous avons avec la paysagiste. "On ne refait jamais le même jardin, ce sont les propriétaires qui me guident dans ma réflexion. Même si évidemment il y a des règles à respecter dans les tailles des arbres et des arbustes notamment. Créer un jardin japonais, c’est aussi l’apprentissage de l’humilité. Et cela m’apporte toujours de belles rencontres".

Nous avançons vers l’étang "lové" dans une décoration faite de plantes, de roches et une partie terrasse, une terrasse qui a une fonction : celle du vide! A un autre endroit, nous découvrons un arbre très structuré comme le sont la plupart des arbres au Japon. Un bonsaï de jardin taillé au centimètre près.

Au milieu de l’étang, de la couleur et une quinzaine de carpes Koï japonaises. Elles nagent au milieu de roches qui émergent de de l’eau. "Un autre élément important, c’est le traditionnel portique japonais peint en rouge, le Tori. Il permet de passer à un autre espace personnel. C’est un passage symbolique et même philosophique".

 

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Ecoutez le reportage de Marie-Anne Brilot

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