"Mon châssis est cassé depuis 10 ans", des locataires traînent La Sambrienne devant la justice

Des fenêtres qui ne s'ouvrent plus, des châssis qui tombent en lambeaux… Certains locataires de logements sociaux à Charleroi en ont assez. Avec l'aide de la maison médicale de Marcinelle, quatre d'entre eux ont décidé de traîner la Sambrienne, la société de logement social, devant la justice de paix. La première audience a lieu ce mercredi matin.

Viviane (58 ans) est née dans cette cité sociale de Mont-sur-Marchienne, composée de petites maisons identiques en briques rouges. A priori, on se dit qu'il y a pire comme logement social. Mais cela fait 10 ans que Viviane a demandé de nouveaux châssis. "Cela fait dix que je ne sais plus ouvrir ce châssis ! Et celui-là également. Par grand vent, la fenêtre s’ouvre toute seule. On a été obligé de mettre une vis."

 

En dix ans, rien a changé, donc. "Ils sont bien venus mesurer mais la personne en face de moi à ce moment-là m’a répondu que la Région wallonne n’avait de toute façon plus de sous pour réparer ou rénover."

Alors, après des années de demandes, de comités de quartier et d'attente, le passage par la case justice lui semble la solution évidente. "Vous espérez que cela change, mais rien ne vient. Et puis, c’est la colère qui monte ! On a finalement décidé d’aller voir un avocat. On espère de ce procès d’obtenir de La Sambrienne un cahier des charges qui prévoit le remplacement des châssis. Ne serait-ce, dans ce cas-ci, avant l’hiver."

Ce matin, les quatre locataires ont tenu une réunion de conciliation avec les représentants de la société de logements devant la justice de paix de Charleroi. La Sambrienne propose d'évaluer, une fois de plus, l'état des logements et de faire une proposition d'ici la prochaine conciliation prévue le 11 octobre. Les locataires sont sortis visiblement déçus. Ils craignent de voir le dossier s'embourber pour n'obtenir que des cacahuètes.

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