Mis à l'honneur ce dimanche, un artisan de Courcelles fabrique des meubles très originaux

Jérémy Descamps, artisan du meuble à Courcelles
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Jérémy Descamps, artisan du meuble à Courcelles - © rtbf.be - Luciano Arcangeli

Ce dimanche 17 novembre 2019, tous les artisans seront mis à l’honneur et de nombreux ateliers présenteront leurs réalisations lors de la Journée de l’Artisan. Parmi eux : La Fabrique Noire, l’atelier de Jérémy Descamps situé à Courcelles. Un artisan qui marie avec bonheur le travail du bois, du métal et de la pierre. Une activité qui s’est imposée à lui de manière assez lente : "C’est venu petit à petit parce qu’au début j’ai fabriqué mon mobilier. Ça m’a fortement plus et les gens qui venaient à la maison me disaient de me lancer. Et donc je me suis lancé au début en tant qu’indépendant complémentaire. Ça a vite pris de l’ampleur et puis je me suis lancé comme indépendant complet en artisan créateur de mobilier. Le travail du métal, je le connaissais par mon métier de base qui est tourneur fraiseur et le bois je l’avais dans le sang par mon grand-père qui était menuisier. La pierre, elle, est venue par après avec un membre de la famille qui m’apprend à tailler la pierre et qui est lui-même tailleur de pierre. Pourquoi avoir choisi le nom de La Fabrique Noire ? La Fabrique c’est pour la fabrication tout simplement et Noire c’est pour le pays Noir d’où je viens. Je pense que Charleroi a un passé extraordinaire, c’est une ville qui est en train tout doucement de se relever. C’est une ville dynamique. C’est ça qui me plaît à Charleroi. Et c’est vrai que travailler dans une ambiance anciennement industrielle, ça fait partie un peu du mythe."

L’artisanat, une lutte de chaque jour

Même si ses activités le rendent très heureux, Jérémy Descamps est lucide par rapport à sa condition d’artisan : " Etre artisan, c’est quand même un combat de tous les jours. Il y a beaucoup de choses à payer. C’est du travail 24 heures sur 24 mais ça en vaut la peine. Chaque fois, on me demande si je souhaite m’agrandir mais je ne pense que ça arrivera parce que je veux que ça reste à l’échelle de l’artisanat et pas que ça devienne une grande production ou de l’industriel comme on peut le voir un peu partout. J’utilise des outils modernes qui sont malheureusement indispensables actuellement. Mais il y a d’autres outils : ceux de mon grand-père et ce sont ceux avec lesquels j’ai la plus grande satisfaction. Ce sont les outils les plus simples mais qui me procurent le plus de plaisir. Le but, si on peut, c’est de laisser une trace de nous dans le futur, ce qui serait magnifique. En tout cas, chaque réalisation est signée. Derrière le meuble, il y a une certaine histoire. On ne regardera plus son mobilier comme avant parce qu’on va toujours y associer la rencontre avec l’artisan, l’histoire à laquelle le meuble appartient, etc."

Pour ce qui est de la notoriété qui est en train de s’amplifier, Jérémy Descamps évoque le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux en précisant que Facebook, Instagram et le site internet fonctionnent très bien.

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