Mesure de la qualité de l'air : vers une harmonisation entre la Belgique et la France ?

Des citoyens mesureront bientôt la qualité de l'air le long de la frontière.
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Des citoyens mesureront bientôt la qualité de l'air le long de la frontière. - © Transf'air

Quand on parle qualité de l’air en région frontalière, il existe parfois des situations très absurdes. Exemple régulièrement rencontré par ceux qui circulent entre la France et la Belgique : Lille impose une restriction de circulation pour cause de pic pollution, pendant qu’à Tournai, une vingtaine de kilomètres plus loin, aucune alerte n’est lancée.

C’est pour lutter contre ces anomalies que des experts des deux pays travaillent ensemble dans un projet Interreg baptisé "Transf’air". L’idée de ce projet ? Eviter la cacophonie entre les deux pays au sujet des alertes pollution. "C’est une question de crédibilité, constate Laurence Haouche, la coordinatrice du projet. Si le citoyen a des informations contradictoires de chaque côté de la frontière, cela peut discréditer ces alertes pollution."

Harmoniser, mieux communiquer…

Harmoniser, c’est donc le maître-mot de Transf’air. Les agences qui mesurent et analysent la qualité de l’air en Wallonie (ISSeP et l’AWAC), en Flandre (VMM) et dans le Nord de la France (Atmo) y travailleront pendant 3 ans.

"L’ambition est de se mettre d’accord sur des valeurs seuils en matière de pollution ou des méthodologies qui permettrait d’avoir une information homogène de chaque côté de la frontière", poursuit Mme Haouche. Une information homogène qu’il conviendra ensuite de mieux communiquer vers le grand public. Transf’air prévoit la création de nouveaux outils de communication pour permettre aux citoyens des trois régions d’être informés sur la qualité de l’air.

... et impliquer le grand public

Dernière ambition de ce projet européen : rendre les habitants des trois régions acteurs de la surveillance de la qualité de l’air. Certains habitants de zones frontalières seront ainsi sélectionnés pour porter des capteurs durant leurs déplacements. "L’idée est que les citoyens sélectionnés portent ces capteurs durant leurs déplacements. De façon à faire le lien entre votre comportement et la qualité de l’air qu’ils mesureront. L’objectif est de conscientiser et de faire changer les comportements."

Si vous êtes volontaire pour mesurer la qualité de l’air près de chez vous, vous pouvez vous manifester auprès de l’ISSeP. Une sélection sera effectuée parmi les candidats.

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