Marchands de sommeil et insalubrité des logements : la lutte se poursuit hors du centre de Charleroi

Des boites aux lettres peuvent être potentiellement fictives
Des boites aux lettres peuvent être potentiellement fictives - © Google Street View

La lutte contre les marchands de sommeil et les logements insalubres se poursuit à Charleroi. Depuis 2013, ce sont plus de 4.500 logements qui ont été contrôlés dans le centre-ville carolo. La poursuite de la lutte va à présent se concentrer sur les autres communes de la ville. Ce mercredi, les premiers contrôles ont eu lieu à Gilly dans le quartier des Quatre-Bras. Seuls quelques immeubles ont été visés et il n’y a pas eu de graves infractions constatées. Laurence Leclercq, l’échevine du logement de Charleroi (PS), explique : "Nous commençons par Gilly parce que nous avons des indices importants de fraude, notamment des transformations de façades, de bâtiments commerciaux ou encore un nombre important de boîtes aux lettres qui peuvent être potentiellement fictives. Donc, ce sont des indices qui nous indiquent qu’il faut agir dans cette zone-là. On a pu constater trois réalisations de travaux sans permis ainsi qu’une enseigne non conforme. Donc c’est un bilan plutôt positif sans situation d’insalubrité catastrophique et sans marchands de sommeil. Depuis 2013, les propriétaires savent qu’il va y avoir des contrôles et les propriétaires commencent peut-être à savoir qu’on ne fait plus n’importe quoi à Charleroi. Quand il y a infraction, le service urbanisme qui est présent sur place explique au propriétaire quelles sont ses options et, en tout cas, l’enjoint à introduire une régularisation rapidement."

Mais Laurence Leclercq estime aussi que les critères d’acceptation de mise en location d’un logement par un propriétaire sont peut-être trop " légers ": "Je pointe effectivement deux critères très précis : la dimension du logement et l’équipement sanitaire. Pour le premier critère, aujourd’hui, il suffit d’avoir 15m² de logement pour une personne et on peut octroyer au propriétaire un permis de location. Moi je trouve que 15m² ce n’est pas suffisant pour mener une vie conforme à la dignité humaine et je ne manquerai pas de le souligner auprès du ministre. Pour le second critère, il suffit aujourd’hui d’avoir un point d’eau courante pour pouvoir louer son logement. Donc je trouve que c’est un peu léger."

Et après ces actions à Gilly, ce seront les immeubles de Marchienne-au-Pont qui seront contrôlés dans le courant de 2020.

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