Manu sera au départ de Paris-Brest-Paris : "Ce sont les JO du cyclotourisme !"

Son vélo jaune est gonflé à bloc, ses mollets plus qu’affûtés. Dimanche en début de soirée, Manu Allard sera l’un des 6668 cyclotouristes venus des quatre coins du monde à s’élancer sur l’édition 2019 de Paris-Brest-Paris.

Cette randonnée mythique de 1200 kilomètres à boucler dans un délai maximal de 90 heures est organisée tous les 4 ans. "On dit d’ailleurs que ce sont les JO du cyclotourisme", sourit Manu. Le Tournaisien fait partie de l’important contingent de randonneurs belges qui relèveront une nouvelle fois le défi. L’aller-retour entre la capitale et la Bretagne, il ne l’a jamais accompli. Mais ça lui trotte dans la tête depuis qu’il a débuté le vélo, 6 ans plus tôt. 

Le dépassement de soi

Depuis le début de l’année, Manu Allard a avalé les kilomètres de bitume. Une préparation de 6500 bornes avec entraînement en salle, suivi diététique. Comme un professionnel. "J’ai un métier, une maison à entretenir, une vie de famille, ça fait beaucoup de sacrifices. Mais c’est devenu une drogue. Je n’imagine plus un week-end sans vélo."

Sur Paris-Brest-Paris, il n’y a pourtant rien à gagner. "Ce n’est pas une course, confirme notre interlocuteur. Il n’y a pas de classement, pas de prix. C’est juste le dépassement de soi." Connaître ses limites, c’est justement ce qui motive plus d’un randonneur sur l’épreuve. S’il réussit, Manu Allard promet d’ailleurs de ne pas en rester là. Dans un coin de sa tête, il a la RAAM, une traversée des Etats-Unis.

Pour Viva for Life

En attendant, le Tournaisien membre du CT Antoing roulera son aventure Paris-Brest-Paris pour la bonne cause, au profit de Viva for Life. Il est possible de le parrainer 0,40€ par kilomètre à accomplir.

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