Mandat d'arrêt confirmé pour les Carolos suspectés de radicaliser des jeunes

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Illustration - © Belga-AFP - Valéry Hache

Depuis vendredi dernier, trois hommes de la région de Charleroi sont dans le viseur de la justice. Cette dernière cherche à savoir s’ils ont oui ou non participé à une organisation terroriste.

La chambre du conseil de Mons a, en tous cas, confirmé leurs mandats d'arrêt.

On leur reproche d'avoir joué un rôle dans la radicalisation de deux jeunes hommes qui ont tenté de se rendre en Syrie en avril dernier avant d'être interceptés par leurs parents sur le sol turc.

Avant tout, les enquêteurs veulent comprendre ce qui a conduit ces deux jeunes à se radicaliser. Pour cela, ils ont mené des perquisitions dans deux mosquées de la région fréquentées par les jeunes hommes : Assakina de Farciennes et la mosquée d'Aiseau Presles. Du matériel informatique a été saisi et les responsables des mosquées ont été entendus puis relaxés.

Les trois suspects nient tout

Au final, trois hommes retiennent l'attention des enquêteurs. Tous nient les faits qu'ils leur sont reprochés.

Deux d'entre eux sont soupçonnés d'avoir endoctriné les deux jeunes. Le premier, un quadragénaire, habitué de la mosquée de Farciennes, reconnaît avoir fréquenté les deux jeunes candidats au djihad mais nie les y avoir encouragé. Quant au second, il nie, lui aussi, avoir participé à un quelconque endoctrinement.

Le troisième homme a, en fait, conduit les deux jeunes à l'aéroport de Charleroi avec sa voiture après les avoir emmené dans un magasin de sport de Châtelineau pour y acheter une paire de bottes et un coupe-vent.

Il s'agit d'un père de famillle de 32 ans habitué, lui aussi, de la mosquée Assakina de Farciennes. Les enquêteurs le soupçonnent donc d'avoir apporté une aide logistique aux deux candidats djihadistes. Son avocat, Me Jean-Pierre Deprez, explique, lui, que son client a simplement voulu rendre service aux deux jeunes hommes qui voulaient aller voir leur mère à Istanbul.

Ce lundi, le juge de la chambre du conseil de Mons a décidé de maintenir les trois hommes en détention. Mais l'un des suspects a décidé de faire appel de cette décision. Il passera donc devant la chambre des mises en accusation dans les 15 jours.

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