Mal-être chez les ados: les directeurs d'école vont devoir en tenir compte dans un plan

Les élèves de l’athénée provincial Jean D'Avesnes  ont réalisé une petite vidéo de sensibilisation au harcèlement.
Les élèves de l’athénée provincial Jean D'Avesnes ont réalisé une petite vidéo de sensibilisation au harcèlement. - © D.R.

Le 30 avril prochain au plus tard, les directeurs d’école en Fédération Wallonie-Bruxelles vont devoir remettre un plan de gouvernance. Le bien-être à l’école devra faire partie du projet pédagogique. Une nécessité car, c’est une réalité dans bon nombre d’établissements, certains adolescents se sentent mal dans leur peau. Entre harcèlement et décrochage scolaire, les raisons peuvent d’ailleurs être multiples.

A Mons, l’Athénée Jean d’Avesnes lutte contre le mal-être

Du côté de l'Athénée Jean d'Avesnes à Mons, on a décidé de prendre le problème à bras le corps. Certaines classes ont réalisé une petite vidéo pour conscientiser au harcèlement. Lucie, une élève, a participé à cette fiction. Mais dans la vraie vie aussi, elle a été harcelée : "Ca a été sur mon physique d’abord, explique-t-elle. Puis, ils ont commencé à faire circuler des photos de moi sur internet", explique l’adolescente.

Les choses sont allées tellement loin que Lucie a pensé mettre fin à ses jours. C’est finalement en parlant avec un professeur qu’elle est parvenue à sortir de l’ornière. "Je lui ai offert un cahier où elle a inscrit les points positifs et négatifs de chaque journée, explique l’enseignante en question, Mme Blondiau. Le but était qu’elle lise les points positifs de sa journée, et de finalement voir si ces points positifs ne prenaient pas le dessus sur les points négatifs. Régulièrement, on discutait avec elle pour m’assurer que tout allait bien. Sans rentrer dans les détails de sa vie privée."

"Ce n'est plus un sujet tabou"

D’une manière générale, l’école tente de suivre ses élèves au plus près ses élèves. "Le côté rassurant c’est que ce n’est plus un sujet tabou, reprend Mme Blondiau. Avant c’était tu, maintenant on met tout en place pour que ça ne reste plus caché."

Le suicide reste néanmoins la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Pour en parler, il existe en Belgique un centre de prévention du suicide.

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