Loverval: l'IMTR, un centre à la pointe pour le traitement des grands brûlés

Un 1er patient a été accueilli dès mardi après-midi. Les 3 autres sont arrivés le lendemain, dont deux en hélicoptère.
Un 1er patient a été accueilli dès mardi après-midi. Les 3 autres sont arrivés le lendemain, dont deux en hélicoptère. - © IMTR - GHdC

4 blessés des attentats de Bruxelles sont soignés en ce moment à l'IMTR, l'hôpital des grands brûlés de Loverval. C'était le 1er centre de brûlés en Belgique, dans les années 70. A l'époque, on y soignait les blessés de la sidérurgie. Mais aujourd'hui encore, l'IMTR, l'Institut Médical de Traumatologie et de Réadaptation, est à la pointe pour soigner ces blessures bien particulières.

Assurer tous les soins de A à Z

Une fois admis à l'IMTR, le patient subit toutes les étapes de soin dans ce centre parfaitement autonome. Il dispose de sa propre salle d'opération, d'une salle de greffe, de balnéothérapie, d'une salle "Kiné", de son propre service de soins intensifs, etc. Une fois sorti ou quand l'hospitalisation ne s'impose pas, le patient peut également être accueilli dans une salle de soin externe. Sans compter qu'au-delà de la dimension purement médicale, le suivi social et psychologique des grands brûlés est lui aussi assuré par le personnel interne à l'IMTR.

 

Une équipe pluridisciplinaire
Une quarantaine de personnes se relaient dans le centre. Chirurgiens, anesthésistes, intensivistes, infirmières, mais aussi kinés et psychologue. Une équipe pluridisciplinaire bien nécessaire pour prendre en charge ce type de patient nous explique Jean-Philippe Fauville, le chef de service: "c'est vraiment indispensable parce qu'on traite aussi bien les phases chirurgicales, médicales, que l'impact social et psychologue - la perte du travail, d'une maison par exemple - tout ça est traité en même temps pour préparer au mieux la sortie du patient ". 

Pascaline Gomez est la psychologue du service. Elle accompagne tous les patients du centre et notamment les blessés des attentats accueillis ici. "Mon rôle, c'est d'aider les patients à exprimer leurs émotions qui vont de la colère à la culpabilité, en passant par la tristesse, la peur. Pouvoir aussi leur expliquer les symptômes normaux après un tel traumatisme: les cauchemars, l'impression d'être en état d'hyper-vigilance permanente, la peur de certains bruits, etc. Enfin, les informer sur ce qui peut se passer dans les jours ou les semaines à venir, sur ce qui est normal et ce qui nécessite un suivi psychologique plus avancé."


Pour l'instant, 4 blessés des attentats sont hospitalisés à l'IMTR. Le 1er devrait sortir d'ici une petite semaine. 

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