Loverval: enquête sur les accidents d'enfants pour les dix ans des zones 30

M. Detière sur le passage pour piétons où sa petite fille a été renversée en 2009 à Loverval
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M. Detière sur le passage pour piétons où sa petite fille a été renversée en 2009 à Loverval - © rtbf.be - Isabelle Pesesse

C’est l’école Notre-Dame de Loverval qui a été choisie ce vendredi par la ministre de la mobilité Jacqueline Galant (MR) et les responsables de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) afin d’informer les médias sur les accidents se déroulant à proximité des écoles.

Il faut dire que l’établissement scolaire lovervalois s’est tristement fait distinguer ces dernières années par un certain nombre d’accidents, parfois très graves, mettant en cause des automobilistes roulant sur la Nationale 5 et ses élèves. Parmi les personnes présentes, Guy Detière nous a relaté l’histoire vécue en 2009 par sa petite-fille de douze ans qui a été happée par une voiture dépassant les autres qui étaient à l’arrêt en face du passage pour piétons de l’école. Elle s’en est sortie avec plusieurs fractures et une véritable phobie des voitures.

Une enquête pour les dix ans des zones 30

La conférence de presse a mis en lumière les résultats d’une enquête réalisée par l’IBSR à l’occasion du dixième anniversaire de l’aménagement légal et obligatoire des abords d’écoles en zones 30. Pour mesurer l’efficacité de cette mesure, l’IBSR a passé au crible près 2 300 accidents impliquant des enfants sur le trajet scolaire. Et, si on y relève que les abords immédiats des écoles sont plutôt sûrs avec 5% des accidents recensés, on constate par contre que 75% des enfants accidentés le sont dans une zone comprise entre la zone 30 et 300 mètres autour de l’établissement scolaire. Ce constat pourrait s’expliquer par un certain relâchement de la vigilance dans un territoire où la présence d’enfants est encore relativement importante.

Victimes de différents modes de transport

Il ressort de l’étude réalisée que 46% des enfants impliqués dans un accident sur le trajet scolaire sont des passagers de véhicules. 33 % sont des piétons tandis que les cyclistes sont au nombre de 21%.

Il est inquiétant d’apprendre que, en ce qui concerne les enfants piétons, 39% d’entre eux étaient sur un passage lorsqu’ils se sont faits renverser. Et que, pour les cyclistes, 28% d’entre eux roulaient sur une piste cyclable au moment de l’accident.

D’autres critères en fonction des statistiques

Entre 2010 et 2012, quinze enfants ont été victimes d’un accident mortel sur le chemin de l’école dont treize dans un rayon de 300 mètres autour d’un établissement scolaire. Et l’âge moyen d’un enfant impliqué dans ce type d’accident était de sept ans et demi.

L’enquête révèle aussi que le mercredi à midi est le moment le plus dangereux pour les trajets vers l’école. Les habitudes des automobilistes ne sont probablement pas les mêmes que les autres jours à d’autres heures. Les personnes qui viennent rechercher les enfants à la sortie de l’école ne sont pas les mêmes qu’habituellement non plus.

Des solutions à envisager

Pour conclure, l’IBSR émet des recommandations afin de diminuer le nombre de victimes et améliorer la situation.

Il y est bien sûr question de sensibilisation accrue des automobilistes et des enfants mais aussi d’une répression accrue des contrevenants dans les zones 30. Et puis aussi de l’installation de nouveaux systèmes de signalisation, de prévention ainsi que de nouveautés technologiques en matière de sécurité routière.

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