Lorenzo Di Francesco reconnu coupable du meurtre de Claudia Barbone en mai 2017 à Piéton

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Illustration - © Belga - David Stockman

La cour d'assises du Hainaut a prononcé, ce vendredi, la culpabilité de Lorenzo Di Francesco pour le meurtre de Claudia Barbone. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 29 au 30 mai 2017 à Piéton.

Les jurés n’ont pas retenu l’excuse de provocation plaidée par la défense, estimant que le critère de proportionnalité faisait défaut. Le débat sur la peine a lieu dans la foulée.

Le meurtre n’était pas contesté en raison des déclarations du principal témoin des faits, la nièce du couple qui a vu son oncle frapper sa tante, et des constatations médico-légales. Les coups ont été portés avec une extrême violence, avec acharnement, dans des zones vitales (thorax et cou) avec une arme létale (un couteau). Les juges ont estimé que la violence des coups était disproportionnée par rapport aux manipulations psychologiques dont l’accusé dit avoir été victime. Sa femme lui avait annoncé qu’elle avait un amant et qu’elle avait les moyens de le faire interner.

L’avocat général, Ingrid Godart, a requis une peine de quinze ans de réclusion criminelle contre Lorenzo Di Francesco. Elle a demandé de ne pas descendre sous la peine de douze ans de réclusion criminelle. Dans son réquisitoire, elle a demandé aux jurés de retenir le traumatisme subi par la nièce du couple, qui a vu l’accusé mettre à mort sa femme sous la véranda de la maison située le long de la rue Neuve à Piéton, et de la tristesse des proches de Claudia.

Lorenzo Di Francesco était connu des autorités judiciaires uniquement pour des infractions en matière de police "qui prouvent qu’il n’a jamais remis en question son comportement au volant", a déclaré l’avocat général. Le meurtrier a eu une enfance heureuse. Il a connu Claudia à l’âge de 16 ans, l’amour de sa vie qui lui a donné trois enfants. Il a travaillé comme maçon dans des entreprises qui ont fait faillite, pour la plupart. Dès 2009, il a connu des problèmes de dépression en raison du travail, des problèmes avec le fisc, etc. Sérieux, attaché à sa famille, Lorenzo Di Francesco peut bénéficier de circonstances atténuantes, selon l’accusation. Lorenzo Di Francesco présente un risque de récidive assez faible compte tenu du contexte sentimental dans lequel les faits ont été commis. Il doit suivre un suivi psychologique adapté, ont indiqué les experts. Sur l’amendement, l’accusation considère qu’il en est encore loin, mais elle ne doute pas que ce travail sera entamé.

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