Lodelinsart : une église à moitié détruite et des travaux bloqués pour un certain temps

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temporary-20201002100908 - © Vivre Ici - Télésambre

A Lodelinsart, la Ville de Charleroi a entamé la destruction de l’église Sainte-Marie sans permis de démolition. Elle argue du danger imminent qu’elle représentait par rapport à la voie publique. Le fonctionnaire de la Région wallonne n’accepte pas cette urgence et il a fait poser des scellés sur le chantier qu’il estime illégal. Un juge lui a donné raison. De ce fait, les travaux semblent désormais dans l’impasse.

L’église est située dans un quartier historique de Charleroi. A la gauche de l’édifice, il y a la célèbre "Ruche verrière", établissement témoignant d’un riche passé industriel mais aussi haut lieu du socialisme carolo. A l’époque, cette localité, qui n’était pas encore englobée dans le grand Charleroi, reconstituait d’une manière très locale l’histoire de Peppone et de Don Camillo.

Mais les années ont passé et la ville de Charleroi, qui gère le territoire de Lodelinsart et ce bâtiment religieux, a commencé à le détruire sans demander le permis ad hoc et obligatoire auprès de la Région wallonne. En réaction, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne, Raphael Stokis, a donc fait poser des scellés comme lors de tout acte litigieux.


Les habitants du quartier trouvent cela un peu désolant. L’église est démolie et les travaux sont à l’arrêt. Greg Muche, l’épicier du quartier, se pose des questions : "Ils n’avaient pas d’autorisation de démolir et donc ils ont stoppé le chantier et ils l’ont laissé comme ça. C’est très triste parce que c’est quand même une église et laisser ça comme ça, on dirait qu’il y a eu la guerre. Elle était dangereuse apparemment mais, maintenant, elle est encore plus dangereuse. S’ils pouvaient reconstruire une petite chapelle et faire un parc autour, ce serait bien aussi."

La Ville a donc lancé un recours contre la décision du juge qui a donné raison au fonctionnaire délégué. Mais ce dernier, Raphaël Stokis, émet une idée : "Si demain, on peut redonner à l’ensemble des citoyens une réaffectation publique au travers d’un parc, je pense effectivement qu’on en sort grandi tout le monde."

Le recours de la Ville sera examiné par un juge et tout cela peut encore prendre des mois.

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