Les sœurs de Saint-André vont quitter Tournai après huit siècles de présence

Soeur Agnès dans le musée retraçant l'histoire de la communauté de Saint-André.
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Soeur Agnès dans le musée retraçant l'histoire de la communauté de Saint-André. - © RTBF

Les valises ne sont pas encore tout à fait prêtes, il reste encore pas mal de détails à régler. Mais d’ici deux ou trois ans, les sœurs de Saint-André devraient quitter les bâtiments qu’elle occupent à Ramegnies-Chin (Tournai). La fin d’une très longue histoire entre cette communauté religieuse et la ville de Tournai.

Les premières traces de la présence des sœurs de Saint-André dans la ville remontent en effet au 13e siècle. Des traces retrouvées dans des fouilles archéologiques que les sœurs conservent fièrement dans un petit musée attenant à leur lieu de résidence actuel. "Une grande part de l’histoire de la congrégation est partie en fumée durant la deuxième guerre mondiale, explique Sœur Agnès. Ces traces archéologiques, ce sont donc nos racines. Et nous entendons les laisser à Tournai après notre départ."

Avec ces vieilles pierres, il restera aussi le souvenir des sœurs dans la tête de nombreux élèves. Pendant de longues années, elles ont en effet enseigné à l’Institut Saint-André. Malgré leur départ, l’école continuera d’exister.

L’avenir de la communauté est à Bruxelles. Un lieu plus central pour cette communauté qui est devenue internationale avec le temps. "Nous aimerions créer un lieu d’accueil où les gens pourront venir passer un après-midi de silence ou une retraite. Nous sommes en train de rêver ce lieu ", sourit sœur Agnès.

Actuellement, la communauté des sœurs de Saint-André compte encore 25 membres en Belgique.

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