Les réfugiés de Binche éprouvent beaucoup de difficultés à trouver un logement

Le rempart, centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Binche
Le rempart, centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Binche - © rtbf.be - Grégory Fobe

En octobre dernier, le centre d'accueil "Le rempart" (ex seniorie des Récollets), situé dans le centre de Binche, accueillait 150 demandeurs d'asile. Aujourd'hui, beaucoup d’entre eux sont devenus des réfugiés. Autrement dit: ils ont reçu l'autorisation de rester chez nous vu la situation dans leur pays. Mais une fois le précieux sésame en poche, le parcours du combattant continue pour ces personnes et trouver un logement, par exemple, leur est particulièrement compliqué.

Ils sont Syriens, Irakiens ou encore Afghans et, après dix mois passés à Binche, ils ont acquis quelques notions de français. Mais pas assez pour trouver un logement sans l'aide de bénévoles comme Nelly et Adeline. Depuis des semaines, elles scrutent la moindre annonce et contactent les propriétaires. C'est que le temps presse pour ceux qui sont ici puisque le centre d'accueil de Binche fermera ses portes en octobre. Une urgence partagée par les épouses et les enfants restés au pays.

Nelly Delcorte raconte: “J’ai commencé à contacter des propriétaires et, dès que je disais que c’était le CPAS qui payait, les gens refusaient sous prétexte qu’ils laissaient les appartements dans un très mauvais état. Avec un gros sous-entendu : on ne prend pas de réfugiés. S’ils n’ont rien trouvé, ils sont mis à la porte du centre d’accueil après deux mois. Et, après le mois d’octobre, que vont-ils faire ? Dormir dans la rue ?"

Et puis, avoir une adresse en Belgique permet de demander le regroupement familial mais aussi d'accéder à toute une série d'autres droits comme celui d'être couvert par une mutuelle par exemple.

Aujourd'hui, une cinquantaine de réfugiés binchois ont trouvé un logement dans la région mais aussi à Bruxelles et en Flandres. Mais des dizaines d'autres attendent toujours une solution en croisant les doigts.

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